L’ambassadeur des États-Unis en Roumanie, Darryl Nirenberg, a réagi à Constanța aux révélations du Wall Street Journal concernant sa collègue américaine en Grèce, Kimberly Guilfoyle. Il a assuré que Washington avait « pleinement confiance dans la démocratie roumaine » et dans la capacité des institutions du pays à résoudre la crise politique actuelle.


« N’oublions pas que la démocratie peut être compliquée. En réalité, elle est parfois conçue pour l’être. Mais, de loin, c’est le meilleur système dont nous disposons », a déclaré Nirenberg lors d’un événement organisé à Constanța.
L’ambassadeur a également insisté sur le fait que les difficultés politiques auxquelles la Roumanie est confrontée devaient être réglées par les institutions du pays.
« Depuis le début des problèmes internes auxquels ce gouvernement est confronté, les États-Unis ont exprimé leur pleine confiance dans la démocratie roumaine et dans sa capacité à résoudre cette situation, ainsi que les autres défis qui pourraient se présenter. C’est une question que la Roumanie doit résoudre elle-même », a-t-il déclaré.
Cette réaction intervient après un article du Wall Street Journal, citant une personne présente lors d’un dîner à Athènes, selon lequel Kimberly Guilfoyle aurait laissé entendre que les États-Unis avaient joué un rôle dans la chute du gouvernement dirigé par Ilie Bolojan. Selon ce témoignage, l’ambassadrice aurait affirmé que Washington pouvait agir de la même manière dans n’importe quel pays. Son avocat a contesté le récit du quotidien américain.
D’après le Wall Street Journal, l’échange aurait eu lieu en mars, lors d’un dîner réunissant des responsables grecs et américains. Kimberly Guilfoyle aurait alors eu une discussion tendue avec le ministre grec de l’Énergie, Stavros Papastavrou.
Évoquant la chute imminente du gouvernement roumain, elle aurait déclaré, selon une personne présente au dîner et d’autres personnes auxquelles l’épisode aurait ensuite été rapporté : « Nous pouvons faire cela à n’importe quel pays que nous voulons. Nous pouvons aussi le faire ici. » L’avocat de l’ambassadrice a démenti cette version des faits.
Le dossier a également suscité une réaction du président du PSD, Sorin Grindeanu. Celui-ci a dénoncé une tentative de manipulation et réaffirmé son soutien au partenariat stratégique entre la Roumanie et les États-Unis, qu’il a qualifié de « notre allié le plus important au sein de l’OTAN ».
Les déclarations de Darryl Nirenberg viennent ainsi rappeler la position officielle de Washington : les difficultés politiques internes de la Roumanie doivent être réglées par ses propres institutions démocratiques, alors que les propos attribués à Kimberly Guilfoyle restent contestés.







