Le président Nicușor Dan a réuni à nouveau, ce jour, les partis de la coalition gouvernementale pour une série de consultations consacrées aux grands programmes nationaux.


Autour de la table se retrouvent les dirigeants des formations pro-européennes du Parlement, avec en priorité des dossiers comme le plan de relance (PNRR) et le mécanisme SAFE.
Cette rencontre intervient après une première série d’échanges menés séparément la semaine dernière au Palais Cotroceni, dans un contexte politique fragilisé par le retrait du PSD du gouvernement.
Lundi, lors d’une intervention médiatique, le chef de l’État a évité de dire clairement s’il soutenait toujours le Premier ministre Ilie Bolojan. Il a justifié cette réserve par son rôle de médiateur dans la crise actuelle, soulignant l’existence d’un blocage profond entre les différentes forces politiques. Selon lui, les positions sont désormais difficilement conciliables, après des mois de tensions croissantes entre partenaires de la coalition.
Nicușor Dan a insisté sur le fait qu’une prise de position publique en faveur du chef du gouvernement ne serait pas conforme à son rôle constitutionnel. Tout en saluant le sérieux d’Ilie Bolojan, il a estimé qu’un tel soutien reviendrait à prendre parti dans un conflit politique qu’il doit justement arbitrer.
Interrogé sur la possibilité de nommer un Premier ministre technocrate, le président a rappelé qu’aucune démarche en ce sens n’était, pour l’instant, envisageable. Il a précisé que tant que le gouvernement actuel est en place, son action se limite au dialogue et à la recherche de solutions entre les acteurs politiques.
En coulisses toutefois, cette option commence à circuler, notamment au sein du PSD. L’idée d’un chef de gouvernement indépendant ou technocrate apparaît comme une issue possible en cas d’échec des négociations pour reconstituer une majorité. Une telle solution permettrait de sortir de l’impasse sans imposer un retrait direct du Premier ministre en place, même si ce scénario reste pour l’instant peu probable et peu souhaité par le président.
Dans ce contexte, la distinction entre un Premier ministre indépendant — ancien politique sans affiliation partisane — et un profil technocratique, issu du monde administratif ou économique, revient au cœur des discussions comme piste de compromis en période de crise.
Enfin, Nicușor Dan a noté une légère accalmie dans les tensions politiques après les dernières consultations. S’il reconnaît que certains désaccords sont réels, il estime que leur amplification dans le discours public nuit au climat général. Il a ainsi appelé les responsables politiques à éviter toute escalade verbale et à privilégier une approche plus constructive.







