Le gouvernement doit adopter prochainement un nouveau dispositif pour contenir la hausse des prix des carburants, après avoir déjà reporté une première fois la décision.


Le projet a toutefois été modifié en cours de route : les producteurs de carburant pourraient ne plus être soumis au plafonnement des marges, contrairement à ce qui était envisagé initialement.
Le texte a déjà reçu les validations techniques nécessaires, mais il reste contesté. Le Conseil économique et social a émis un avis négatif, tandis que plusieurs organisations syndicales dénoncent une procédure précipitée et un dialogue jugé insuffisant, allant jusqu’à boycotter certaines réunions officielles.
Sur le plan politique, les divergences sont marquées au sein de la coalition. Le PSD, dirigé par Sorin Grindeanu, plaide pour une baisse des accises et de la TVA afin de faire baisser rapidement les prix à la pompe, estimant que les mesures actuelles sont tardives et insuffisantes. À l’inverse, le PNL du Premier ministre Ilie Bolojan appelle à la prudence, insistant sur la nécessité d’évaluer l’impact budgétaire et de préserver la crédibilité économique du pays.
Parallèlement, les acteurs du secteur pétrolier et les syndicats avancent leurs propres propositions, incluant des ajustements fiscaux, un encadrement des exportations ou encore des mesures visant à sécuriser l’approvisionnement intérieur. L’ensemble de ces tensions illustre les difficultés à trouver un équilibre entre soutien aux consommateurs, stabilité économique et contraintes budgétaires dans un contexte énergétique incertain.







