Face à la forte hausse des prix des carburants, les autorités roumaines s’apprêtent à instaurer un dispositif exceptionnel afin de stabiliser le marché.


Une décision officielle doit être adoptée par le gouvernement sous forme d’ordonnance d’urgence, visant à encadrer les prix et à limiter certains flux commerciaux.
Réuni au palais Victoria, le Premier ministre Ilie Bolojan a rassemblé plusieurs ministres pour examiner la situation et définir des mesures destinées à atténuer les effets économiques et sociaux de cette flambée. À l’issue de ces consultations, l’exécutif a opté pour la mise en place d’un régime temporaire de crise sur le marché des produits pétroliers.
Ce cadre exceptionnel, prévu pour une durée initiale de six mois, pourra être prolongé si les tensions persistent. Il prévoit notamment un plafonnement des marges commerciales appliquées à l’essence, au diesel ainsi qu’aux matières premières nécessaires à leur production, et ce à chaque étape de la chaîne d’approvisionnement.
Par ailleurs, les exportations de carburants seront soumises à une autorisation préalable des autorités compétentes, afin de garantir l’approvisionnement du marché intérieur. Une réduction de la part de biocarburants incorporés dans l’essence est également envisagée, dans le but de contenir les prix à la pompe.
Plusieurs institutions, dont les ministères des Finances, de l’Énergie et de l’Économie, en coordination avec le Conseil de la concurrence, assureront un suivi permanent de l’évolution du marché et pourront proposer des ajustements supplémentaires si nécessaire.
Cette série de mesures vise à limiter l’impact de la crise énergétique sur les consommateurs et les entreprises, tout en préservant l’équilibre du marché national.







