Édition internationale
Radio les français dans le monde
--:--
--:--
  • 0
  • 1

Révocation du procureur général, Augustin Lazar

Augustin_lazar01Augustin_lazar01
Wikipedia
Écrit par La rédaction Radio Roumanie Internationale
Publié le 25 octobre 2018, mis à jour le 25 octobre 2018

Le ministre de la Justice, Tudorel Toader, a déclenché ce mercredi, la procédure de révocation de ses fonctions du procureur général, Augustin Lazar, qu'il accuse d'avoir outrepassé ses attributions.

 

 

Dans un rapport d'évaluation des activités managériales de Mr. Lazar, le ministre de la justice, Tudorel Toader lui reproche d'avoir ignoré les situations de crise, d'avoir produit des conflits juridiques de nature constitutionnelle et d'avoir tenu des discours à caractère accusateurs à l'adresse des autorités de l'Etat, du pouvoir législatif et exécutif.

 

Et Mr. Toader de préciser que le rapport d'évaluation, tout comme la proposition de révocation du procureur général seront d'abord transmis à la Section pour les procureurs du Conseil supérieur de la magistrature dont l'avis sera consultatif et ensuite au président de la République.

 

Le procureur général Augustin Lazar a été l’un des principaux détracteurs de la réforme de la justice au sein de la coalition au pouvoir. Il a critiqué les modifications apportées aux lois sur la justice et aux codes pénaux. Le ministre de la Justice a déclaré que ce faisant, Lazar ne respectait pas les décisions de la Cour constitutionnelle selon lesquelles les modifications respectives étaient constitutionnelles.

 

Toader a également accusé le procureur général d'avoir enfreint la loi en signant les protocoles de collaboration avec les services de renseignement roumains (SRI), créant ainsi les prémices d'une «justice parallèle incompatible avec l'état de droit». Il a également déclaré que le procureur général avait caché la vérité sur ces protocoles.

 

En février dernier, une procédure similaire initiée par le ministre de la Justice s’est terminée par le limogeage de la procureur en chef de la lutte anti-corruption en Roumanie, Laura Codruta Kovesi. Le président Klaus Iohannis, qui n’a pas accepté le licenciement de Kovesi, a été ensuite contraint de signer sa révocation à la suite d’un jugement de la Cour constitutionnelle roumaine.

 

 

 

 

rri-logo
Publié le 25 octobre 2018, mis à jour le 25 octobre 2018

Flash infos

    Pensez aussi à découvrir nos autres éditions

    © lepetitjournal.com 2024