La Roumanie va perdre 231 millions d’euros de fonds européens après l’échec d’une réforme clé sur les pensions des magistrats, jugée incomplète par Bruxelles.


Le ministre des Projets européens, Dragoș Pîslaru, a confirmé que la Commission considère cet objectif comme non atteint, faute d’adoption de la loi dans les délais.
La Roumanie va devoir compenser une perte de 231 millions d’euros après que la Commission européenne a estimé qu’une étape clé du plan de relance n’avait pas été respectée. En cause : l’absence d’adoption, dans les délais, de la réforme concernant les pensions des magistrats, considérée par Bruxelles comme un engagement majeur.
Lors de discussions récentes à Bruxelles sur les nouvelles demandes de paiement, les autorités européennes ont confirmé que cet objectif restait non validé. Faute de loi promulguée avant la date limite, la somme associée est désormais retirée des financements attendus, ce qui oblige l’État roumain à couvrir ce manque directement sur son budget.
Le ministre chargé des fonds européens explique que le projet de réforme présenté par le gouvernement répondait pourtant aux exigences de la Commission, mais que des blocages institutionnels et des recours juridiques ont retardé son adoption. Selon lui, au-delà de l’enjeu financier, cette réforme est aussi nécessaire pour rétablir l’équité dans le système de retraites.
Malgré cette perte, l’exécutif assure que les investissements prévus — écoles, hôpitaux, routes et autres projets structurants — seront maintenus. Renoncer à ces chantiers exposerait le pays à de nouvelles pénalités. Les 231 millions d’euros devront donc être avancés par le budget national.
Le gouvernement affirme vouloir finaliser rapidement la réforme afin de clarifier la situation avec Bruxelles et éviter que d’autres tranches du plan de relance ne soient compromises.







