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Loi sur la libération anticipée: Iohannis demande une révision urgente

Par Grégory Rateau | Publié le 17/01/2019 à 00:00 | Mis à jour le 17/01/2019 à 00:00
Photo : Unsplash / Ye Jinghan
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Le président roumain Klaus Iohannis a réagi au récent scandale autour de la loi sur la libération anticipée, qui donne aux détenus la possibilité de sortir de prison plus tôt s'ils purgent leur peine dans des conditions inappropriées. Iohannis a exhorté le gouvernement à analyser les effets de la loi et à trouver des solutions pour assurer la sécurité des Roumains.

 



La loi sur l'aménagement des peines d’emprisonnement est entrée en vigueur à l'automne 2017 comme solution au problème des prisons surpeuplées de Roumanie. L'Administration nationale des pénitenciers (ANP) a déclaré que jusqu'à présent, plus de 14 400 détenus avaient bénéficié de cette loi et qu'environ 5% d'entre eux étaient retournés en prison après avoir à nouveau enfreint la loi.



La loi a été vivement critiquée, notamment au cours des dernières semaines, à la suite de reportages dans les médias sur des crimes graves commis par d'anciens détenus sortis de prison plus tôt en vertu de cette loi. Par exemple, un homme sorti de prison en mai de l'année dernière, a poignardé à mort un jeune homme de 25 ans dans la ville de Medias. La police l'a arrêté aux côtés de deux autres suspects.



Le président a demandé au gouvernement et au ministre de la Justice d'analyser les effets de cette loi et de trouver des solutions pour assurer la sécurité des citoyens.



«La sécurité du citoyen roumain n'est pas négociable. Nous devons donc tirer des conclusions rapides et proposer des mesures permettant aux citoyens de rester tranquillement à la maison et de ne pas craindre qu'un délinquant libéré fasse irruption chez eux », a déclaré Iohannis.



Il a ajouté que "rechercher des responsables d'autres gouvernements ou de majorités à blâmer pour cette loi" n'est pas une solution et a demandé au gouvernement actuel de "faire une analyse approfondie et de proposer des solutions", et cela, le plus rapidement possible.



La déclaration du président intervient après que le ministre de la Justice ait déclaré à plusieurs reprises que l’ancien gouvernement technocrate dirigé par Dacian Ciolos était à l’origine de cette loi controversée. Le Premier ministre, Viorica Dancila, a déclaré récemment la même chose.



«Comme vous le savez, cette loi sur la libération anticipée a été initiée par le gouvernement technocrate dirigé par Dacian Ciolos et je pense que ce n'était pas une décision inspirée à cette époque», a déclaré Dancila à Hotnews.ro. Elle a également annoncé qu'elle rencontrerait le ministre de la Justice, Tudorel Toader, le 16 janvier, afin d'analyser les effets de la loi et de prendre une décision.



La loi a été rédigée par le ministre de la Justice du cabinet Ciolos mais est entrée en vigueur à l'automne 2017, après plusieurs modifications votées par le Parlement. Par exemple, le projet de loi initial prévoyait une réduction de la peine de 3 jours pour chaque tranche de 30 jours de détention dans des conditions inappropriées. Le Parlement a ensuite doublé ce délai à six jours.

 

 

 

 

 

 

 

Source: https://www.romania-insider.com/romanian-president-govt-law-early-release/

grégory rateau

Grégory Rateau

Rédacteur en chef du site lepetitjournal.com/Bucarest, chroniqueur à Radio Roumanie Internationale et écrivain
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