La Fédération Sanitas, principale organisation syndicale du secteur de la santé en Roumanie, se prépare à lancer une grève générale le 28 juillet pour protester contre le projet de loi sur les salaires de la fonction publique, rapporte Informat.ro.


Le Conseil national de la Fédération doit se réunir cette semaine afin de définir les modalités précises du mouvement, alors que les discussions avec les autorités restent dans l'impasse.
Selon les responsables syndicaux, la mobilisation pourrait concerner près de 400 hôpitaux, soit la majorité des établissements publics du pays. Conformément à la législation, les services d'urgence devront toutefois être maintenus, avec au moins un tiers des effectifs présents afin d'assurer la continuité des soins.
Les syndicats dénoncent des disparités salariales persistantes ainsi qu'un système de primes qui, selon eux, ne reflète ni les responsabilités ni les conditions de travail des personnels soignants. Ils ont également demandé l'intervention du président de la Roumanie pour tenter de débloquer les négociations. Sanitas a par ailleurs obtenu une suspension provisoire des consultations sur le projet de loi, une décision qui reste toutefois susceptible d'être remise en cause.
En réponse, le ministre du Travail par intérim, Dragoș Pîslaru, affirme que la réforme ne se traduira par aucune baisse de revenus pour les employés du secteur de la santé.
« La vérité est qu'aucun revenu [revenu total, primes comprises] ne diminuera avec la loi salariale proposée. C'est un principe qui a été convenu avec les partis politiques et qui constitue une protection très claire. Je peux vous assurer sans hésitation qu'il est hors de question que quiconque dans le secteur de la santé gagne moins avec la nouvelle loi salariale », a déclaré le ministre.
Selon lui, plus des deux tiers des personnels bénéficieront d'une augmentation de salaire grâce au nouveau dispositif, tandis qu'un budget supplémentaire de 2,5 milliards de lei sera consacré au secteur en 2027. Il estime que les protestations des syndicats portent davantage sur le niveau des revalorisations que sur un risque réel de diminution des rémunérations.







