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MANIFESTATION DES ÉLEVEURS : 47 personnes interpellées après les violences à Bucarest

La gendarmerie de Bucarest a annoncé mercredi la fin de la manifestation organisée mardi sur la place de la Victoire. Les structures du ministère de l’Intérieur poursuivent toutefois leurs opérations afin « d’identifier et de sanctionner les personnes ayant enfreint la loi ».

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Écrit par Lepetitjournal Bucarest
Publié le 16 septembre 2026, mis à jour le 17 septembre 2026

Au total, 47 personnes ont été conduites dans des unités de police afin d’être contrôlées et d’établir les éventuelles infractions commises. Six personnes ont pour l’heure été placées en garde à vue, a précisé la gendarmerie de Bucarest.

Trois procédures pénales ont également été ouvertes à la suite des interventions des policiers et des gendarmes. Elles concernent notamment des faits de violence contre des agents publics, de trouble à l’ordre et à la tranquillité publics, d’incitation publique ainsi que de dégradation de biens. Le port ou l’utilisation d’objets dangereux fait également l’objet de poursuites.

Sur le plan contraventionnel, 24 sanctions ont jusqu’ici été prononcées, pour un montant cumulé de 46 000 lei.

32 personnes prises en charge par les secours

Les violences survenues pendant le rassemblement ont également nécessité l’intervention des équipes médicales. Trente-deux personnes ont reçu des soins pour différents malaises, notamment des pertes de connaissance, des douleurs thoraciques ou des vertiges. Neuf d’entre elles ont été transportées vers des établissements de santé.

La gendarmerie indique que les opérations des structures du ministère de l’Intérieur se poursuivent afin d’identifier toutes les personnes susceptibles d’avoir participé à des faits relevant du pénal ou des contraventions.

Les investigations sont menées sous la coordination du parquet rattaché au tribunal de Bucarest.

La gendarmerie rappelle par ailleurs que les forces de l’ordre « respectent et protègent le droit des citoyens de manifester et d’exprimer publiquement leurs revendications ». Elle souligne toutefois que ce droit ne peut justifier des actes de violence, des dégradations, des attaques contre les forces de l’ordre ou toute autre violation de la loi.

La manifestation des éleveurs ovins organisée mardi sur la place de la Victoire avait été marquée par plusieurs incidents violents. La gendarmerie n’exclut pas la présence parmi les manifestants de personnes venues « s’infiltrer et provoquer » dans le but de créer du désordre.

Une mobilisation largement relayée sur TikTok

Dans les jours précédant la manifestation, les réseaux sociaux, et notamment TikTok, avaient été largement utilisés pour appeler à se rassembler sur la place de la Victoire.

Selon les éléments présentés, ces appels ne portaient pas uniquement sur les revendications des éleveurs, notamment la reprise des exportations de moutons. Ils abordaient également une série d’autres sujets et invitaient plus largement la population à descendre dans la rue.

Certains messages auraient été générés à l’aide de l’intelligence artificielle, tandis que d’autres provenaient directement d’internautes se filmant pour appeler à la mobilisation. Ces vidéos ont circulé plusieurs jours avant le 15 septembre. Dans certaines d’entre elles, leurs auteurs avertissaient même que la manifestation risquait de devenir violente.

Une vidéo appelait ainsi à réunir « au moins deux millions de personnes » dans les rues, en prenant pour exemple les manifestations en Bulgarie qui auraient, selon son auteur, conduit au changement de gouvernement après une mobilisation contre une hausse des impôts.

D’autres publications se limitaient à encourager les internautes à rejoindre le mouvement et à « exprimer leurs revendications ».

Une vidéo attribuée au chanteur Adi Minune mêlait quant à elle plusieurs références personnelles et politiques, tandis qu’un autre message appelait à « tracer une ligne rouge » et affirmait que « toute la Roumanie » devait se rassembler dans la capitale le 15 septembre pour « reprendre son pays ».

Un dernier appel invitait les influenceurs à amplifier la mobilisation sur TikTok et Facebook après le 15 septembre.

Ces différents messages témoignent d’une mobilisation numérique qui a largement dépassé les seules revendications professionnelles initialement portées par les éleveurs.

lepetitjournal.com bucarest
Publié le 17 septembre 2026, mis à jour le 17 septembre 2026
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