Le président Nicușor Dan suit de près les tensions croissantes au sein de la coalition au pouvoir, alors que l’hypothèse d’un remaniement, voire d’un changement de gouvernement, gagne du terrain.


Dans ce contexte, il doit rencontrer prochainement le dirigeant du PSD, Sorin Grindeanu, après avoir déjà échangé avec le Premier ministre Ilie Bolojan en début de semaine.
Ces consultations interviennent alors que les divergences entre partenaires de coalition se multiplient. Certains responsables sociaux-démocrates évoquent désormais ouvertement plusieurs scénarios, allant d’un retrait du gouvernement à une remise en cause de l’actuel chef de l’exécutif, voire à une recomposition de la majorité.
Le PSD devrait d’ailleurs trancher dans les semaines à venir sur sa position, avec la possibilité de passer dans l’opposition ou de retirer son soutien parlementaire au gouvernement. Cette séquence politique se déroule également dans un climat marqué par les discussions sur les mesures à adopter face à la hausse des prix des carburants.
Le chef de l’État a relativisé publiquement ces tensions, estimant que les désaccords entre partis ne sont pas inédits et que le fonctionnement administratif se poursuit. Il s’est toutefois montré réservé quant à l’idée d’un gouvernement minoritaire, qu’il juge peu adapté à la période actuelle, misant plutôt sur un compromis entre les formations politiques.
De son côté, le Premier ministre a reconnu un climat plus tendu et n’a pas exclu une évolution de la situation. Il a rappelé que chaque parti dispose de moyens politiques et institutionnels pour exprimer son désaccord, comme le dépôt de motions ou le retrait de ministres, soulignant ainsi la fragilité de l’équilibre actuel.







