Une baisse progressive des accises sur les carburants pourrait alléger légèrement les prix à la pompe, mais son effet resterait limité et temporaire, selon l’expert en énergie Dumitru Chisăliță.


Une première réduction de 5 % ferait diminuer le prix du diesel d’environ 17 bani par litre, tandis qu’une baisse maximale de 25 % n’entraînerait qu’un recul de moins d’un leu — insuffisant face aux hausses récentes.
Même combinées aux mesures déjà adoptées, ces corrections ne produiraient qu’un répit de courte durée. La tendance globale resterait orientée à la hausse, sous l’effet du renchérissement du pétrole et des importations. Les prix pourraient ainsi osciller entre 10,5 et 11 lei le litre dans les prochaines semaines, avec des baisses ponctuelles vite effacées par de nouvelles augmentations.
Dans un scénario plus défavorable, lié à une aggravation des tensions internationales, les prix pourraient grimper jusqu’à 12 lei fin avril et atteindre 13 lei en mai.
D’autres experts, comme Adrian Negrescu, estiment que la question centrale n’est pas seulement le prix, mais l’approvisionnement. La Roumanie dépend fortement des importations de diesel, ce qui la rend vulnérable à d’éventuelles perturbations. Dans ce contexte, les réductions fiscales ou les taxes sur les profits exceptionnels auraient un impact limité, souvent répercuté in fine sur les consommateurs.







