La Roumanie a obtenu 45 points dans l’édition 2025 de l’Indice de perception de la corruption, un résultat inférieur à la moyenne des démocraties dites fragiles, fixée à 47 points, selon le rapport publié le 10 février par Transparency International. Avec ce score, le pays reste en queue du classement au sein de l’Union européenne, aux côtés de la Bulgarie et de la Hongrie, toutes deux créditées de 40 points.


Cet indice évalue la perception de la corruption dans le secteur public de 182 États et territoires. Il s’appuie sur l’agrégation de données issues de 13 sources indépendantes et attribue une note comprise entre 0 et 100 : plus le score est élevé, plus le niveau de corruption perçu est faible. Les démocraties considérées comme solides affichent en moyenne 71 points et aucune ne descend en dessous de 50. Les démocraties fragiles, en revanche, obtiennent des résultats nettement plus modestes, avec une moyenne de 47 points.
Au niveau mondial la corruption s'aggrave, même dans les démocraties consolidées, sur fond de déclin du leadership, avertit Transparency International.
La région Europe de l’Est et Asie centrale figure parmi les moins bien classées au monde. Transparency International souligne que l’impunité persistante en matière de corruption y est largement favorisée par l’influence d’intérêts particuliers qui exercent un poids déterminant sur les gouvernements et leurs institutions.
Selon l’organisation, les pays démocratiques qui ont réussi à améliorer durablement leur score ont misé sur des réformes de fond, le renforcement des institutions et un consensus politique en faveur d’une gouvernance intègre. À l’inverse, les reculs observés ailleurs sont souvent liés à l’affaiblissement des contre-pouvoirs, à la politisation de la justice, aux ingérences dans le processus politique et aux restrictions visant la société civile.
Dans un contexte international marqué par de multiples tensions, Transparency International estime que l’Europe a plus que jamais besoin de dirigeants capables d’agir avec fermeté et d’institutions indépendantes suffisamment robustes pour garantir le respect des principes d’intégrité et la défense de l’intérêt général.







