Édition internationale

La communauté d’affaires roumaine appelle à la suppression de l'IMCA

Une coalition des principales organisations patronales de Roumanie a publié une déclaration commune exprimant de vives préoccupations face au maintien de l’impôt minimum sur le chiffre d’affaires (IMCA), une mesure qui, selon les signataires, décourage l’investissement, réduit la compétitivité et affecte négativement les investisseurs, qu’ils soient locaux ou étrangers.

IMCAIMCA
Écrit par Lepetitjournal Bucarest
Publié le 3 septembre 2025, mis à jour le 4 septembre 2025

La déclaration est soutenue par :

  • FIC – Foreign Investors Council

  • AmCham – American Chamber of Commerce for Romania

  • Concordia – Confédération des Employeurs Concordia

  • RBL – Romanian Business Leaders Foundation

  • CCIpR – Chambre de Commerce Italienne pour la Roumanie

  • CCIFER – Chambre de Commerce et d’Industrie Française en Roumanie

  • BEROCC – Chambre de Commerce belgo-luxembourgeoise-roumaine-moldave

  • NRCC – Chambre de Commerce Néerlandaise-Roumaine

  • AOAR – Association des Hommes d’Affaires de Roumanie

  • AHK – Chambre de Commerce et d’Industrie Roumano-Allemande

  • CCE-R – Chambre de Commerce Suisse-Roumanie

  • BRCC – Chambre de Commerce Britanno-Roumaine

Dans un contexte de ralentissement économique mondial et de difficultés fiscales internes, le monde des affaires souligne la nécessité de politiques cohérentes et prévisibles, favorisant l’investissement privé et la productivité, tout en menant des réformes structurelles pour éliminer le gaspillage et traiter les causes profondes des déséquilibres économiques. Les changements fréquents dans les décisions gouvernementales envoient, selon eux, des signaux contradictoires aux investisseurs, augmentant la perception de risque dans l’économie roumaine.

La déclaration rappelle que l’objectif de la Roumanie de réduire son déficit budgétaire sous la barre des 3 % d’ici 2030 ne peut reposer uniquement sur une hausse des taxes. Atteindre cette cible nécessite une stratégie globale incluant la réduction des dépenses publiques, l’amélioration de la collecte des impôts et la numérisation de l’administration publique, le tout soutenu par une croissance économique durable. Or, l’IMCA, avertissent les représentants des entreprises, menace cette croissance.

Depuis sa mise en place, cet impôt sur le chiffre d’affaires a provoqué des distorsions de marché et affecté négativement des secteurs clés de l’économie. Bien qu’il ait été présenté comme une mesure temporaire, l’IMCA s’est révélé inefficace même en termes de collecte, avec seulement 1,2 milliard de lei perçus sur les 6 milliards initialement estimés. Ce taux de recouvrement devrait encore diminuer dans un contexte de ralentissement économique.

La coalition souligne également que l’IMCA est en contradiction avec les meilleures pratiques internationales en matière de gouvernance fiscale, qui privilégient l’imposition basée sur les bénéfices et la substance économique plutôt que sur le chiffre d’affaires.

Les signataires estiment que la suppression de l’IMCA est indispensable pour relancer la croissance. Ils réaffirment que le secteur privé souhaite être un partenaire fiable dans la gestion des finances publiques, et non la cible de mesures punitives. Un environnement économique sain est, selon eux, essentiel pour réduire le déficit et soutenir la reprise de l’économie roumaine.

La déclaration appelle en outre à un consensus politique pour donner la priorité aux réformes structurelles, notamment la numérisation de l’administration fiscale, la lutte contre l’évasion et l’optimisation des dépenses publiques. Faute de telles mesures, de nouvelles hausses d’impôts risqueraient d’étouffer l’activité économique et de réduire la capacité des entreprises à générer des recettes publiques.

Enfin, les organisations rappellent que la stabilité macroéconomique et fiscale doit être un objectif national partagé, nécessitant la coopération de toutes les parties prenantes, y compris la coalition au pouvoir, au-delà des clivages politiques ou des intérêts à court terme. Elles se disent ouvertes au dialogue avec les autorités et prêtes à soutenir des solutions fiscales durables qui répondent aux besoins budgétaires de la Roumanie tout en favorisant un développement économique à long terme.

 

Source : Romania Journal.ro

lepetitjournal.com bucarest
Publié le 4 septembre 2025, mis à jour le 4 septembre 2025
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