La Banque nationale de Roumanie anticipe une accélération de l’inflation au printemps, plus marquée que prévu initialement, sous l’effet de la hausse des prix des carburants liée au conflit au Moyen-Orient.


Dans ce contexte, l’institution a choisi de ne pas modifier son principal taux directeur, maintenu à 6,5 % par an.
Réuni le 7 avril 2026, le conseil d’administration de la banque centrale a également décidé de conserver inchangés les autres instruments de politique monétaire : le taux de prêt (Lombard) reste fixé à 7,5 %, celui de la facilité de dépôt à 5,5 %, tandis que les réserves obligatoires des banques, en lei comme en devises, sont maintenues à leurs niveaux actuels.
Selon l’institution, l’inflation devrait progresser entre mars et juin au-delà des projections précédentes, principalement en raison du renchérissement du pétrole et du gaz, dans un contexte de tensions géopolitiques au Moyen-Orient. À cela s’ajoutent des effets techniques défavorables attendus au deuxième trimestre dans le secteur de l’énergie, ainsi que l’impact de mesures adoptées en 2025, comme la fin du plafonnement des prix de l’électricité et l’augmentation de certaines taxes. Ces facteurs devraient toutefois s’estomper au troisième trimestre, entraînant une correction marquée de l’inflation annuelle.
Parallèlement, l’économie roumaine a reculé de 1,9 % au quatrième trimestre 2025, après une légère contraction au trimestre précédent, ce qui laisse entrevoir un affaiblissement plus prononcé de la demande intérieure qu’anticipé. Les données récentes suggèrent néanmoins un rebond de l’activité au début de 2026, même si la croissance annuelle du PIB ralentit.
Le processus de consolidation budgétaire engagé l’an dernier devrait par ailleurs freiner la demande, contribuant à atténuer les pressions inflationnistes et à stabiliser les anticipations.
La banque centrale souligne enfin que les perspectives restent incertaines, en raison notamment des conséquences économiques du conflit au Moyen-Orient et de la crise énergétique mondiale, susceptibles d’affecter le pouvoir d’achat, l’activité des entreprises et, plus largement, la conjoncture européenne et internationale.
La prochaine réunion de politique monétaire est prévue le 15 mai 2026.







