Il a expliqué que les discussions récentes au palais de Palais Cotroceni ont porté avant tout sur la sécurité des approvisionnements et sur l’hypothèse, à plus long terme, d’une éventuelle pénurie. Toutefois, il a insisté sur le fait que la Roumanie n’est pas, à ce stade, confrontée à une telle situation. Selon lui, le pays bénéficie d’une position relativement plus favorable que d’autres États européens, grâce à une production nationale partielle et à des capacités de raffinage sur son territoire, ce qui réduit la dépendance aux chaînes d’approvisionnement longues et fragiles.
Le chef de l’État a précisé que, contrairement à certaines informations relayées dans les médias, aucune situation d’urgence n’a été identifiée pour le moment. Néanmoins, les autorités travaillent de manière préventive à l’élaboration de scénarios de crise, similaires à ceux déjà existants pour le gaz ou l’électricité, afin d’anticiper une éventuelle perturbation du marché des produits pétroliers.
Concernant l’évolution des prix, Nicușor Dan a souligné que de nombreux facteurs échappent au contrôle direct des autorités nationales. Il a notamment évoqué les tensions internationales et les perturbations du trafic maritime dans des zones stratégiques comme le détroit d’Ormuz, qui influencent directement les cours du pétrole et, par ricochet, les prix à la pompe.
Dans ce contexte incertain, le président a laissé entendre que les autorités restent vigilantes et prêtes à intervenir si nécessaire, tout en reconnaissant que la marge de manœuvre demeure limitée face aux dynamiques du marché mondial de l’énergie.