

"Wolflife" est le premier projet de protection d'une espèce qui vise exclusivement les loups. Lancé hier à Foc?ani, il est financé à hauteur d'un million d'euros par la Commission européenne grâce au programme Life et "Nature et biodiversité".
Photo : wonderfulromania.ro
La Roumanie est bien connue pour les animaux sauvages qui peuplent les Carpates. Si le pays détient la plus grande population d'ours bruns d'Europe, elle se classe aussi dans les premiers quant au nombre de loups. Entre 2.000 et 2.700 spécimens seraient répartis sur neuf millions d'hectares, principalement dans les zones de collines et de basses montagnes, le long de la chaîne des Carpates. Mais cette espèce, comme beaucoup d'autres, rencontre de nombreux problèmes qui la mettent en danger : fragmentation de son habitat, isolement des populations, braconnage, conflit avec les chasseurs. Tout cela pousse à son extinction. Par le biais du projet "Wolflife", les Agences pour la protection de l'environnement (APM) de Vrancea, d'Harghita et de Covasna, ainsi que l'Association pour la conservation de la biodiversité biologique, devront élaborer pendant quatre ans une stratégie grâce aux données collectées sur le terrain. Le but est de maintenir une population de loups sur 18 sites du réseau "Natura 2000", dispersés dans les départements de Vrancea, Covasna, Harghita, Bac?u, Neam? et Mure?.
Mauvaise image
Selon le manager du projet, Silviu Chiriac, et directeur de l'APM de Vrancea, "même si au niveau national et international, les loups sont protégés, notamment par la Convention de Bernes, en Roumanie, on n'a pas réalisé suffisamment d'efforts pour protéger cette espèce de manière concrète, il y a un réel manque d'implication des autorités locales". De plus, l'autre objectif de ce projet est d'améliorer l'image que ces animaux ont auprès des communautés, et notamment des bergers et des chasseurs. "Le loup est de manière injuste porteur d'une image négative qui provient des contes, des légendes, et des histoires d'épouvante", soutient Silviu Chiriac. Par une étude sociologique, les chercheurs dresseront les motifs qui justifient cette perception, afin de mettre en place par la suite des actions à caractère éducatif. Ces dernières devraient contribuer à une meilleure compréhension de l'espèce, de son rôle dans l'écosystème, mais aussi à diminuer les conflits entre l'animal et l'homme. Julia Beurq (www.lepetitjournal.com/Bucarest) mercredi 2 juillet 2014







