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CORONAVIRUS - Les premières mesures annoncées pour aider l'économie

Par Lepetitjournal Bucarest | Publié le 20/03/2020 à 00:00 | Mis à jour le 20/03/2020 à 06:55
Photo : Image par Steve Buissinne de Pixabay
CORONAVIRUS - Les premières mesures annoncées pour aider l'économie roumanie

Le gouvernement roumain a adopté le mercredi 18 mars au soir le premier ensemble de mesures visant à aider les entreprises locales à faire face aux effets de la nouvelle épidémie de coronavirus (Covid-19). Les mesures comprennent des garanties étendues pour les entreprises qui contractent des prêts pour les investissements et le fonds de roulement et la prise en charge des coûts du chômage technique pour les entreprises qui suspendent leurs activités en raison du coronavirus, a annoncé le Premier ministre Ludovic Orban lors d'un point de presse le jeudi 19 mars.

 

Le gouvernement a émis une ordonnance d'urgence pour augmenter la valeur totale maximale des garanties pouvant être étendues aux PME locales.

«Nous avons augmenté le plafond de 5 milliards de RON (1,04 milliard d'euros), nous nous engageons à l'augmenter de 5 milliards de RON supplémentaires, si nécessaire, et nous pouvons atteindre jusqu'à 15 milliards de RON. Nous garantissons des prêts pour les investissements et le fonds de roulement, dont les intérêts sont subventionnés à 100%. La garantie couvre 90% de la valeur du prêt, pour des prêts allant jusqu'à 1 million de RON, et 80% de ceux qui dépassent 1 million de RON », a déclaré le Premier ministre.

 

Il a ajouté que le gouvernement avait également décidé de rembourser la TVA à hauteur de 9 milliards de RON (1,87 milliard d'euros) pour permettre aux entreprises de bénéficier du fonds de roulement nécessaire à son fonctionnement.

 

«Nous avons décidé que la rectification budgétaire augmenterait le budget pour la prise en charge du congé maladie. Nous avons proposé d'allouer l'argent pour le règlement des factures médicales afin que les entreprises bénéficient de cet afflux de capitaux », a poursuivi le Premier ministre.

 

Une autre mesure adoptée par le gouvernement est d’assurer le paiement du chômage technique, pour les employés mis en chômage technique en raison de la crise du coronavirus, sur le budget du ministère du Travail.

«Ici, nous avons pris cette décision car il est clair que de nombreuses entreprises sont directement ou indirectement touchées par l'épidémie et beaucoup n'ont pas la capacité d'assurer le paiement des salaires et il y a un risque que les employés soient licenciés en raison de l'état d'urgence ou voir leur contrat de travail suspendu. Nous paierons 75% du salaire brut, ainsi que l'allocation de chômage mensuelle, mais pas plus de 75% du salaire moyen (national) », a annoncé Orban.

 

Il a expliqué qu'il existe deux catégories d'employeurs: ceux directement concernés par les mesures restrictives appliquées par les autorités (hôtels, restaurants, institutions de divertissement, dont l'activité a été suspendue pendant l'état d'urgence) et les entreprises qui n'ont pas été directement affectées par ces mesures, mais par les différentes conséquences de l'épidémie du coronavirus (baisse des commandes ou nécessité de protéger leurs salariés de l'infection Covid-19).

Le Premier ministre a indiqué que son cabinet avait également analysé la possibilité d'aider les entreprises à continuer à payer les salaires de leurs employés mais avait choisi de soutenir le chômage technique en raison du contexte. «Si nous avions soutenu le paiement des salaires, nous aurions institué l'obligation pour les employés de continuer à travailler, mais nous avons considéré qu'il était plus utile de payer ce chômage technique afin que les employés n'aient pas à aller travailler et donc évitent les contacts sociaux », a expliqué Orban.

 

 

 

 

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Grégory Rateau

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