Coronavirus en Italie: la Roumanie prend des mesures d'urgence

Par Grégory Rateau | Publié le 25/02/2020 à 00:00 | Mis à jour le 25/02/2020 à 00:00
Photo : Adrianocz/ Dreamstime.com
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Les personnes arrivant des localités italiennes placées en quarantaine seront également placées en observation et isolées en Roumanie pendant deux semaines, dans des lieux spécialement aménagés à cet effet, a annoncé Horaţiu Moldovan, secrétaire d'État au ministère de la Santé, a rapporté News.ro.

 

 

Les localités italiennes en question sont Maleo, Terranova dei Passerini, Codogno, San Fiorano, Somaglia, Fombio, Casalpusterlengo, Castiglione d'Adda, Betonico et Castelgerundo.



"La liste a été approuvée par le ministère de la Santé et le ministère des Affaires intérieures et sera distribuée aux postes de contrôle frontaliers", a déclaré Moldovan.



Ceux qui arrivent des régions plus étendues de Lombardie et de Vénétie seront placés à l'isolement chez eux.



Selon les estimations, plus d'un million de Roumains vivent actuellement en Italie.



Les passagers arrivant à l'aéroport Henri Coandă, le principal aéroport de Bucarest, en provenance des zones italiennes touchées par le coronavirus, entreront dans le pays par la passerelle destinée aux vols charters, a annoncé dimanche 23 février dernier la Bucarest National Airports Company (CNAB).



La mesure s'applique à ceux qui arrivent de Milan, Bergame, Trévise et Turin.



À leur arrivée dans le pays, il leur sera demandé de remplir un court questionnaire et ils seront assistés par le personnel du Département des situations d'urgence.



Le 23 février, le ministère des Affaires étrangères a déclaré qu’aucune des missions diplomatiques ou consulaires du pays en Italie n’avait été informée d’un cas de coronavirus parmi des citoyens roumains actuellement en Italie.



Le 23 février, 50 élèves du lycée Regina Maria Arts d'Alba Iulia, une ville du centre de la Roumanie, sont rentrés dans le pays depuis Venise, une ville où le célèbre carnaval a été interrompu pour contrôler l'épidémie du coronavirus. Ils sont rentrés dans le pays plus tôt que prévu et resteront isolés, chez eux, pendant deux semaines, a annoncé le Premier ministre Ludovic Orban.



Pendant ce temps, une femme rentrant d'Italie qui était en contact avec une personne présentant des signes d'infection au coronavirus, a été transférée dans la nuit du 23 au 24 février dans un camp à Arbănaşi, dans la région de Buzău. Les autorités locales ont décidé que la localité devait être utilisée pour l'isolement des personnes soupçonnées d'être infectées par le coronavirus. La femme de 52 ans n'a montré aucun signe de maladie et elle a subi divers tests qui seront envoyés ensuite à l'Institut des maladies infectieuses de Matei Balş à Bucarest.



Trois autres personnes arrivées de Maleo - une localité italienne actuellement mise en quarantaine - et étant montées dans le même minibus qui a amené la femme en Roumanie, seront placées à leur tour dans un centre de quarantaine dans la région de Galaţi.



Dans le même temps, la région d'Arad, à l'ouest de la Roumanie, à la frontière avec la Hongrie, a annoncé qu'il demanderait à tous les citoyens transitant par la frontière de remplir un questionnaire rédigé par le département de la santé publique de la région. Ceux qui le remplissent doivent déclarer leur point de départ et d'arrivée.



Les autorités de la région ont également annoncé avoir identifié plusieurs espaces pouvant servir de centres de quarantaine et que l'accès des visiteurs à l'hôpital d'urgence de la région d'Arad sera restreint.



Toujours dans cette région, l'Université Vasile Goldiş d'Arad a demandé au Ministère de l'éducation l'autorisation de suspendre les cours pendant deux semaines.



Raed Arafat, chef du Département des situations d'urgence, a déclaré que la probabilité de ne pas avoir le coronavirus en Roumanie est très faible. «Nous devons être honnêtes, la probabilité est très faible. Nous ne pouvons pas dire qu'il n'y aura pas de cas. Je pense que, petit à petit, il y aura des cas dans tous les pays de l'UE, pas seulement en Roumanie; ce n'est qu'une question de temps quand elle émergera dans un pays ou un autre », a-t-il déclaré.

 

 

 

 

 

 

 

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Grégory Rateau

Rédacteur en chef et directeur du média LePetitJournal.com/Bucarest, ancien chroniqueur à RRI et écrivain
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