La municipalité de Bucarest fait face à une crise budgétaire majeure. Après avoir réglé ses frais de fonctionnement et les subventions accordées aux transports publics et au chauffage urbain, il ne resterait plus que quelques millions de lei dans les caisses de la ville.


Selon Ciprian Ciucu, qui s’est exprimé sur Euronews Roumanie, la capitale est désormais totalement tributaire des décisions du gouvernement. L’élu annonce une série de mesures drastiques à venir : restructuration et fermeture d’organismes publics jugés superflus et hausse du prix des tickets de transport public STB.
Le maire de Bucarest dénonce un blocage inédit provoqué par l’absence d’autonomie financière de la capitale. Il qualifie la situation de « gênante », allant jusqu’à souligner que certains citoyens disposent de moyens supérieurs à ceux de la municipalité. Il annonce que le Conseil municipal examinera dès la semaine prochaine des projets visant à supprimer plusieurs institutions publiques.
« Bucarest ne gère pas seule ses finances, nous n’avons pas cette flexibilité, cette compétence minimale. Nous dépendons du gouvernement. Nous avons reçu 317 millions et, après avoir effectué tous les paiements et versé partiellement les subventions pour la STB et le chauffage urbain, il ne reste actuellement qu’environ cinq millions dans le budget de la capitale.
Beaucoup de Roumains ont plus d’argent sur leurs comptes que la mairie de Bucarest. C’est absolument gênant. Je ne me contente pas de tendre la main au gouvernement : je vais engager de nombreuses réformes structurelles, certaines difficiles, avec un coût politique — fusions, restructurations, fermetures de sociétés, d’administrations et d’institutions publiques.
Je peux annoncer en exclusivité que, lors de la séance du Conseil municipal de la semaine prochaine, une petite série d’institutions publiques sera fermée, les projets sont prêts. Ce sont des institutions qui n’ont aucune raison d’exister, mais qui dépensent de l’argent en loyers, en voitures et en toutes sortes de dépenses inutiles », a déclaré Ciprian Ciucu pour Euronews Roumanie.







