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Blocage politique en Roumanie : le PNL dénonce l’inaction du PSD

En Roumanie, la tension politique s’accentue entre le Parti national libéral et le Parti social-démocrate, sur fond de crise gouvernementale prolongée. Les libéraux accusent leurs rivaux d’entretenir l’instabilité et de fragiliser à la fois la gouvernance et la confiance économique.

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Sorin Grindeanu / gov.ro
Écrit par Lepetitjournal Bucarest
Publié le 11 mai 2026, mis à jour le 12 mai 2026

Près de trois semaines après le retrait des ministres sociaux-démocrates et quelques jours après la chute du gouvernement dirigé par Ilie Bolojan, le PNL estime qu’aucune alternative crédible n’a été mise sur la table. Selon lui, cette absence de solution contribue à bloquer durablement la situation politique.

Les libéraux dénoncent également les conséquences concrètes de cette incertitude, évoquant un impact direct sur le niveau de vie, les investissements et la capacité de l’État à prendre des décisions majeures. Ils appellent en outre le PSD à clarifier publiquement les propositions avancées lors des consultations au palais présidentiel, estimant que les citoyens doivent savoir si une véritable stratégie de gouvernance existe.

Le PNL reproche par ailleurs aux sociaux-démocrates une position jugée incohérente : après avoir soutenu pendant plusieurs mois un programme gouvernemental, ces derniers s’en seraient progressivement détachés tout en validant certaines mesures impopulaires au sein de la coalition. Le parti libéral affirme, de son côté, vouloir préserver la stabilité du pays et maintenir son orientation européenne et euro-atlantique.

Face à ces critiques, le dirigeant du PSD, Sorin Grindeanu, a rejeté toute responsabilité exclusive dans la crise. Il a insisté sur le fait que la situation politique ne saurait être réduite à une seule personnalité, appelant à des discussions constructives entre les partis afin de parvenir rapidement à la formation d’un nouveau gouvernement.

Selon lui, seule une approche pragmatique et débarrassée des rivalités permettra de sortir de l’impasse. Il a également laissé entendre que les prochains indicateurs économiques pourraient éclairer l’état réel du pays, tout en confirmant la disponibilité du PSD à participer à des négociations. Interrogé sur une éventuelle nomination à la tête du gouvernement, il n’a pas exclu cette possibilité si son parti venait à le proposer.

De son côté, l’Union sauvez la Roumanie adopte une ligne plus ferme. Sa représentante, Diana Buzoianu, exclut toute participation à un exécutif incluant le PSD dans les conditions actuelles. Elle considère que les sociaux-démocrates portent la responsabilité de la crise et doivent l’assumer publiquement avant toute reprise des discussions.

Elle rejette également les scénarios d’un gouvernement minoritaire dirigé par le PSD ou d’un exécutif technocratique, estimant qu’aucune proposition concrète n’a été formulée jusqu’à présent. Pour l’USR, il est impératif de dépasser les rivalités politiques et de proposer des solutions tangibles, afin d’éviter que la population ne subisse les conséquences d’un blocage prolongé.

Dans ce contexte incertain, la formation d’un nouveau gouvernement apparaît encore dépendante d’un compromis politique qui tarde à émerger.

lepetitjournal.com bucarest
Publié le 12 mai 2026, mis à jour le 12 mai 2026
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