La société de cybersécurité NordLayer (la compagnie mère de Nord VPN) vient de publier son Global Remote Work Index (GRWI) qui établit un classement des pays selon leur capacité au travail à distance. L’indice évalue les pays en fonction de la cybersécurité, de la sécurité économique, des infrastructures numériques et physiques et de la sécurité sociale. Cette année, l’Inde se place à la 64e place, sur 108 pays, 15 places de moins que l’an passé, sur la liste des meilleurs pays où travailler à distance.


Qu’est ce que le travail à distance ?
Le télétravail, ou travail à distance en français, désigne une forme d'emploi où les employés effectuent leur travail en dehors des locaux physiques de l'entreprise, généralement depuis leur domicile ou d'autres lieux plus éloignés. Cela implique l'utilisation de la technologie, comme l'Internet et les outils de communication en ligne, pour accomplir les tâches professionnelles sans avoir besoin de se rendre au bureau. Le travail à distance offre plus de flexibilité en matière de lieu de travail, ce qui peut permettre aux employés de mieux concilier leur vie professionnelle et personnelle.

Un classement effectué sur 4 critères
L'indice global de télétravail utilise quatre dimensions pour évaluer l’attrait du travail à distance, à savoir la cybersécurité, la sécurité économique, les infrastructures numériques et physiques et la protection sociale.
Alors que l’Inde se place troisième en termes de coût de la vie, le pays a un score très bas sur les autres critères de sélection.
Ces critères sont :
- La cybersécurité
Ce critère comprend l'intégrité des infrastructures, les différentes menaces et risques en cybersécurité, la capacité d’intervention et les mesures juridiques de protection.
L’inde se place 56e en termes de cybersécurité, malgré un bon score en capacité d’intervention (19e place).
- La sécurité économique
Cela comprend l’attractivité liée au tourisme, la maîtrise de la langue anglaise, le coût de la vie et les soins de santé. L’Inde s’y classe à la 55e place. Le coût de la vie y est très bas comparé aux autres pays mais elle se place mal sur la maîtrise de la langue anglaise à travers le pays et se positionne à la 93e place pour les soins de santé.
- Infrastructures numériques et physiques
La qualité des infrastructures tient compte de la qualité et du coût d’internet, de l’infrastructure électronique, de l’administration électronique et de l’infrastructure physique.
Si l’Inde se classe 13e en termes de cyber infrastructures (matériels informatiques, logiciels, données, réseaux et services), elle fait moins bien dans les e-infrastructures (sous-ensemble spécialisé orienté vers le soutien à la recherche scientifique et à l'innovation par la mise à disposition de ressources et d’outils électroniques) : l’Inde ne s’y place qu'à la 95e place ! De même, selon ce classement, la connexion internet y coûte très cher, alors qu’elle est de faible qualité.
- La protection sociale
Ce critère s'intéresse aux droits personnels, à l'inclusion et à la sécurité.
Avec un faible indice de droits personnels (88e) et un environnement peu inclusif (65e place), l’Inde semble être l’un des pays les plus isolés au monde et se place 74e sur l’indice du bien-être social.
L’Inde en perspective
L’Inde obtient un meilleur score que ses deux pays voisins, le Pakistan (93) et le Népal (89). Son point fort comparé à ces pays sont ses cyber infrastructures, son coût de la vie, plus cher qu’au Pakistan mais moins qu’au Népal, et l’attrait de ses destinations touristiques (notamment Goa).
Mais si on le compare à ses rivaux économiques comme les États-Unis ou la Chine, sa situation est plus difficile. Au classement mondial du travail à distance, la Chine se situe à la 39e place et les États-Unis à la 16e place. L'Inde ne dépasse aucun de ces pays sur les quatre critères principaux. La vie est moins chère en Inde qu'aux États-Unis et en Chine, et l'anglais y est plus souvent maîtrisé qu'en Chine. Cependant, la Chine obtient un meilleur score pour la sécurité, l'attractivité des lieux touristiques et la connexion internet, domaine où elle bat même les États-Unis.

Malgré ces chiffres bas, 97 % des entreprises en Inde estiment que le travail hybride et le travail à distance sont avantageux pour elles, mais moins de 57 % d’entre elles fournissent le matériel nécessaire à leurs employés.
À ce sujet, Amit Dhingra, vice-président exécutif des services de réseau chez NTT a déclaré : “Le fossé entre ce dont les employés ont besoin et ce que les entreprises leur fournissent est encore trop grand. Trop souvent, nous voyons des stratégies de travail hybride se concentrer sur un type de style de travail, même si les employés veulent avoir la flexibilité de travailler d’une manière qui leur convient".
Les meilleurs pays pour le travail à distance sont le Danemark, les Pays-Bas, l’Allemagne, l’Espagne, la Suède, le Portugal, l’Estonie, la Lituanie, l’Irlande et la Slovaquie. La France se place 15e au classement mondial.
Sur le même sujet















