

Manque de temps, pas envie... vous aimeriez quand même savoir ce qui se dit sur l'Allemagne en France ? Ne cherchez plus ! Le petitjournal.com de Berlin vous livre sa Revue de presse "L'Allemagne vue de France". Rendez-vous toutes les deux semaines pour faire le point et rattraper l'actu !
Politique
(Christian Wulf, plus jeune président fédéral et premier ancien président allemand à comparaître devant la justice)
Christian Wulff devant la justice
Le 12 avril 2013, l'ancien président fédéral a été inculpé de corruption. Les Dernières Nouvelles d'Alsace (avec dpa) explique que Christian Wulff avait dû quitter ses fonctions présidentielles en février 2012. Le parquet de Hanovre, qui le soupçonnait de prévarication dans l'exercice de ses fonctions de ministre-président de la Basse-Saxe entre 2003 et 2010, avait demandé une levée de son immunité. Et le quotidien alsacien d'ajouter : ?Les révélations de l'époque (avantages financiers, voyages gratuits etc.) lui avaient valu le sobriquet de Monsieur-bonnes-affaires (?Schnäppchen-Wulff?)?. Dans un article du blog du Monde sur l'Allemagne, l'auteur, à l'instar de la presse allemande qui n'a pourtant pas été tendre avec Christian Wulff, s'interroge : Wulff est-il finalement ?un président de la République viré pour rien ??. En effet, se demande encore l'auteur, ?que reste-t-il des charges retenues contre lui ??. Réponse : ?Quasiment plus rien.? Une seule charge a finalement été retenue contre lui et le coût de cette ?corruption? s'éleverait à ?770 euros maximum.?
(Le procès de la NSU, dont Beate Zschäpe (à droite) est la seule membre survivante, s'ouvrira finalement le 6 mai 2013)
La presse française continue de s'intéresser au procès de la cellule terroriste ?Clandestinité nationale-socialiste?. Un procès qui se tiendra finalement le 6 mai, et non pas le 17 avril comme prévu. En effet, le tribunal de Munich, chargé de juger l'affaire, a décidé de reporter l'ouverture du procès à la suite des multiples incidents qui ont provoqué une vive polémique en Allemagne et dans le monde entier. Notamment à cause du peu de places accordées à la presse. Le Monde fournit à ce titre un article complet sur les multiples dérapages qui ont émaillé la préparation de l'audience. Pour BFMTV, ?le tribunal de Munich a joué l'apaisement en lançant une nouvelle procédure d'accréditation?. Le site de la chaîne nous apprend également que quatre places devraient être réservées aux médias turcs. Ces derniers ont en effet été choqués de ne pas avoir pu obtenir d'accréditations, le principe du premier arrivé premier servi ayant été appliqué par le tribunal de Munich. Pour rappel, la plupart des victimes de la NSU sont turques ou d'origine turque.
(Le 18 avril, le Bundestag a retoqué un projet de loi visant à introduire des quotas pour les femmes à la tête des grandes entreprises)
Pas de quotas pour les femmes dans les entreprises
Le 18 avril 2013, les deux partis d'opposition, le SPD et les Verts, ont soumis au Bundestag un projet de loi visant à instaurer un quota obligatoire de femmes dans les conseils de surveillance des entreprises, afin d'atteindre 40 % d'ici à 2023. Un texte polémique qui n'a pas obtenu la majorité au Parlement allemand. Arte Journal rentre dans le détail de ce projet de loi et apporte un éclairage sur les tensions qu'il a soulevées au sein même de la CDU/CSU conservatrice. Grâce à une infographie interactive, cet article offre également un aperçu des quotas de femmes dans les instances dirigeantes des entreprises en Europe. ?L'Allemagne a beau être dirigée par une femme, elle demeure nettement à la traîne pour la présence féminine dans la vie économique à tous les échelons, y compris au plus haut niveau.? C'est avec ce constat que La Croix aborde la question de la place des femmes à la tête des grandes entreprises allemandes. L'article revient clairement, quoique succinctement, sur les causes de la rare présence des femmes au plus haut niveau des entreprises. Il dresse au passage un petit comparatif France-Allemagne en la matière, chiffres à l'appui. L'auteur évoque l'intérêt de la chancelière pour la question, mais rappelle aussi sec qu' ?Angela Merkel n'a jamais fait de la cause des femmes un cheval de bataille.?
(Lancé officiellement le 14 avril à Berlin, l'Afd a de grandes ambitions : faire sortir l'Allemagne de la zone euro et revenir au Deutsche Mark)
C'est la question que tout le monde se pose en Allemagne depuis quelque temps. Et même en France, on se demande quel rôle jouera à l'avenir le parti eurosceptique et anti-euro ?Alternative für Deutschland? (AfD). Créé en février dernier, l'AfD a été lancée officiellement le 14 avril 2013 à Berlin. L'AFP (reprise par Le Point) fait état de quelque 7.500 adhérents et donateurs revendiqués. Parmi eux, 1.400 membres étaient présents au congrès fondateur. L'article retranscrit l'atmosphère de ferveur lors de l'événement. De même, les multiples déclarations des participants reprises dans l'article donnent une idée de la détermination et de la direction que veut prendre l'AfD. L'article avance d'ailleurs le résultat d'un baromètre politique publié le 12 avril par la chaîne de télévision publique ZDF, selon lequel ?plus d'un quart des Allemands interrogés verraient d'un bon oeil une sortie de l'euro et 17% se disent prêts à voter pour un parti défendant cette option?. Toutefois, la presse française, notamment Les Echos, relayait au même moment le résultat d'un autre sondage de l'Institut Forsa pour le quotidien économique Handelsblatt, à savoir que plus de deux citoyens allemands sur trois (69 %) déclarent vouloir conserver la monnaie unique. Des résultats contradictoires donc, qui font dire qu'il est encore trop tôt pour savoir si l'AfD pèsera dans la balance des élections législatives de septembre 2013.
Charline Vasseur (www.lepetitjournal.com/Berlin) lundi 22 avril 2013
Revue de presse du 8 au 20 avril 2013














































