

Tous les premiers vendredis du mois, Mario et Nils invitent à Berlin un artiste international pour animer leurs soirées « Salon de Musique ». Leur concept ? Proposer dans une ville à l'offre culturelle démesurée, des concerts intimes et acoustiques, en s'inspirant de leur expérience parisienne.
Lors des soirées appelées « Salon de Musique », de français il n'y a que le nom... ou presque. Organisées au sein d'un des plus anciens bars de Friedrichshain, Zur Glühlampe, fondé en 1921, elles accueillent mensuellement un chanteur dont la prestation doit coller avec l'ambiance intime voulue par les deux organisateurs.
L'idée du concept est née au sein du Quartier latin à Paris il y a quelques années. Mario faisait alors étape dans un petit café du 5e arrondissement lorsqu'il se fait surprendre par un concert, simple, sobre, organisé intimement face à quelques petites tables rondes en quinconce. "C'est exactement ce que l'on voulait à Berlin" , explique le mélomane. Mario, directeur d' une agence de musique appelée Carma Music, décide donc de recréer cette ambiance dans la capitale allemande.
Une fois la location adéquate trouvée, Zur Glühlampe, un petit bar sombre réputé pour avoir été, pendant des années, le repère des travailleurs de Friedrichshain, ne reste plus qu'à développer les soirées « Salon de musique » permettant à un artiste de se représenter devant une quarantaine de personnes chaque premier vendredi du mois.
"Au début, les artistes que l'on invitait devaient avoir un lien avec la France, maintenant ce n'est plus important", explique Mario. "Notre choix repose désormais uniquement sur la qualité de l'artiste", rajoute Nils Herbig, son associé.

Mais le concept désiré par les deux partenaires ne se cantonne pas uniquement à proposer un concert intimiste. La soirée se déroule en trois étapes. Après la performance de l'artiste, Mario l'interviewe devant le public avant de laisser place à un dj set.
Ce « petit plus » après le concert permet de rentrer réellement "dans l'univers musical du musicien et dans son intimité", explique Mario. L'artiste joue sa musique, parle de sa musique, et fait écouter ce qu'il aime.

Mario Graute, Nils Herbig, Jacqueline Blouin et Robinson Sartorius, avec Franz Hose en arrière-plan
Même si les deux acolytes, Mario et Nils se sont quelque peu éloignés de la touche française, un détail vient tout de même rappeler leur ancrage parisien. Accroché au mur, un bonhomme tout rond nommé Franz Hose. Il n'est autre que l'effigie du Salon de Musique. Affublé d'une écharpe tricolore, il représente un personnage grimaçant et bougonnant, à l'image de tant d'usagers du métro parisien. Tout est réuni pour satisfaire Mario : "C'est comme à Paris?", s'exclame-t-il en riant, enfin en quelque sorte », tempère toutefois le francophile.
Mais chanson française ou pas, la recette marche. La douce atmosphère du lieu séduit, et une sensation de proximité s'instaure rapidement avec l'artiste. L'authenticité du lieu rajoute encore plus à l'intimité et permet de belles nuits parisiennes... à la mode berlinoise.
C.L.K. (www.lepetitjournal.com/berlin) mardi 2 février 2016
Savoir plus :
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