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Tensions politiques en Thaïlande : deux manifs rivales prévues le 12

Par Lepetitjournal.com Bangkok avec Reuters | Publié le 06/01/2020 à 02:33 | Mis à jour le 08/01/2020 à 12:25
Manif-Thailande

Plus de 10.000 personnes étaient déjà inscrites la semaine dernière à la "Course contre la dictature" ("Run Against Dictatorship") prévue le 12 janvier à Bangkok, tandis que les partisans du gouvernement thaïlandais préparent un contre-événement le même jour.

Ces deux événements traduisent une montée en température des tensions politiques en Thaïlande, même s’il est encore trop tôt pour parler d’un retour des grandes manifestations violentes du type de celles qui ont enflammé la capitale thaïlandaise au cours des deux dernières décennies.

Les opposants au gouvernement accusent déjà depuis plusieurs mois l’establishment au pouvoir depuis le coup d’Etat de 2014 d’avoir manipulé les élections tenues en mars pour reconduire le chef de la junte, Prayuth Chan-O-Cha, au poste de Premier ministre. Et ils s’attendent maintenant à voir la justice dissoudre, à la requête des autorités, le parti d'opposition le plus véhément, Anakot Mai (Nouvel Avenir).

"Nous voulons montrer au gouvernement le mécontentement des citoyens à l'égard de l'administration", a déclaré à Reuters un étudiant universitaire Tanawat Wongchai, qui aide à organiser la manifestation sportive anti-gouvernementale.

L'événement organisé en parallèle par leurs rivaux s’intitule "Marche pour soutenir l’oncle", en référence au surnom de Prayuth "Oncle Tu". 

"Cet événement s'adresse au public, à nous tous, au nom de ceux qui aiment Oncle [Tu], aiment la nation et la monarchie", indique sa page Facebook.

Les deux manifestations auront lieu le 12 janvier dans des parcs distants de 11 km l’un de l’autre à des horaires similaires. La "Course contre la dictature" se tiendra au Souan Rot Fai, au nord du marché de Chatuchak, tandis que la "Marche pour soutenir l'Oncle" aura lieu au parc Lumpini, dans le centre-ville.

"Ces événements pourraient donner lieu par la suite à d’autres rassemblements", estime Ben Kiatkwankul du cabinet de conseil politique Maverick Consulting Group.

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