TEST: 2238

Loy Krathong, le Festival des Lumières rallume sa magie

Par La rédaction de Bangkok | Publié le 19/11/2010 à 00:00 | Mis à jour le 07/11/2018 à 10:44
Photo : Tout le monde en Thaïlande est bienvenu pour célébrer Loy Kratong du 31 octobre au 3 novembre  (Photo LPJ Bangkok.com)
Loy Krathong Thailande

Loy Krathong ou le Festival des Lumières sera l’occasion pour les Thaïlandais d’honorer la déesse des rivières Phra Mae Khongkha en déposant sur les eaux des offrandes illuminées. Unique de par son atmosphère onirique, cette fête originaire de Sukhothai se déroulera, partout dans le pays, du 19 au 22 novembre, mais avec des variations comme à Chiang Mai, Lampang, Ayutthaya, et dans la province de Tak

Voir aussi Loy Krathong en vidéo

Chaque pleine lune du douzième mois lunaire, du 19 au 22 novembre cette année, le Loy Khratong aussi appelé Festival des Lumières s’empare de la Thaïlande. Les rivières sont pleines, les canaux tout autant, et c’est donc le moment idéal pour remercier la déesse de la rivière Phra Mae Khongkha. Des milliers de lanternes flottantes, aussi appelées krathongs, seront mises à l’eau en guise d’offrande avant de s’effacer dans la nuit.

Composées soit à partir de feuilles de bananiers, de lys ou de noix de coco, ces petites embarcations d’une vingtaine de centimètres prennent la forme d’une fleur de lotus, mais aussi de cygnes ou de stupas. On y dépose une bougie allumée en hommage à Bouddha, des fleurs, des bâtons d’encens, et parfois même des confiseries et des pièces de monnaie – dans l’espoir d’être récompensé. Accompagnées d’une courte prière, les krathongs peuvent représenter un souhait de bonheur, de pureté, d’abandon des soucis, et d’amour heureux pour les couples qui en déposent une ensemble. Selon la croyance, si la flamme reste allumée jusqu’à ce l’embarcation disparaisse, le vœu se réalisera.

Dans la province de Tak, les krathongs sont faits de noix de coco (Photo TAT)

Des ambiances différentes selon les lieux

A Bangkok, la cérémonie d’ouverture aura lieu ce vendredi 19 devant le pont Rama VIII du côté de Thonburi. A cette occasion, on pourra assister au rituel royal antique reconstitué sous la forme d’un spectacle historique. Tout au long de ce week-end qui se terminera le dimanche 21 par la fête officielle, les restaurants ayant vue sur le Chao Praya offriront aussi la possibilité de voir défiler notamment des kratongs géants ressemblants à des chars de carnavals flottants. En ce qui concerne les plus beaux panoramas, il suffira de se rendre le long du fleuve, du pont Krungthep au pont Krungthon, pour apprécier en toile de fond le Wat Arun ou l’Île de Rattanakosin.

Hors de la capitale, Loy Krathong variera selon les lieux. A Chiang Mai, où il est nommé "Yi Peng", ce sont des lanternes (khom fai) qui s’envoleront dans la nuit, avant le bouquet final du 22 : les krathongs yai, de plus grandes dimensions, coloreront le ciel. Dans la province de Tak, un long ruban lumineux de noix de coco flottantes attachées les unes aux autres éclairera le fleuve Ping, théâtre de spectacles tels que samedi avec le Youth String Quartet Contest.

De leur côté, les ruines des anciennes capitales d’Ayutthaya et Sukhothai bénéficieront d’un cadre magnifique, sublimé par les krathongs dans les étangs et un feu d’artifice thaï traditionnel. Quant à Lampang, les marchés à ciel ouvert (kaad mua) fourmilleront dans cette ville décorée pour l’occasion de guirlandes de fleurs.

Pour plus d'informations vous pouvez visiter le site de la Tourism Authority of Thailand
 

P.B. vendredi 19 novembre 2010

Des origines remontant au royaume de Sukhothai
D’après la légende, cette coutume provient du royaume de Sukhothai. Au XIIIe siècle, le roi Pra-Ruang s’inspira du culte hindou rendu dans le Gange à la "Mère des eaux" Gangâ et organisa un concours de lanternes flottantes lors de la nuit du douzième mois lunaire. Sa concubine Naang Noppamart le remporta avec son embarcation en forme de lotus. Le roi décida alors de nommer l’embarcation krathong. Depuis, cette tradition perdure toujours à la même date.

Sur le même sujet
0 Commentaire (s) Réagir
À lire sur votre édition locale