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Le Laos avance un sixième projet de barrage sur le Mékong

Par Lepetitjournal.com Bangkok avec Reuters | Publié le 12/05/2020 à 00:00 | Mis à jour le 12/05/2020 à 03:57
Photo : Reuters
Fleuve-Mekong-Secheresse-Barrage

Le Laos a soumis des plans de construction d'un nouveau barrage hydroélectrique sur le Mékong, dont la construction devrait commencer cette année, a annoncé lundi la Commission du Mékong (MRC).

La centrale hydroélectrique de Sanakham, dont le coût est estimé à 1,92 milliard d’euros, sera développée par Datang Sanakham Hydropower, une filiale de la société chinoise Datang International Power Generation Co. Ltd., a indiqué la MRC.

Le développement de l'hydroélectricité est au cœur du plan du gouvernement laotien visant à exporter environ 20.000 mégawatts d'électricité vers ses voisins d'ici 2030, et ce tout dernier projet devrait être le sixième d’une série de neuf barrages prévus sur la partie laotienne du Mékong.

Le Laos a d’ores et déjà achevé deux barrages sur le Mékong, le barrage de Xayaburi de 1.285 mégawatts et le barrage de Don Sahong de 260 mégawatts l'année dernière, malgré les objections de la part de groupes écologistes et de collectifs de locaux affectés.

Les détracteurs estiment que les barrages menacent l’écosystème fluvial dont la pêche, les alluvions et les inondations saisonnières font vivre quelque 60 millions de personnes.

Le site proposé pour Sanakham se situe à 155 kilomètres au nord de Vientiane, la capitale du Laos, et devrait produire 684 mégawatts d'électricité une fois opérationnel en 2028.

Le barrage de Sanakham est le sixième projet à passer par le processus de consultation préalable de la MRC, agence intergouvernementale qui œuvre en coordination avec les gouvernements régionaux.

La Chine a financé de nombreux projets hydroélectriques au Laos, et elle a aussi construit sur son propre territoire pas moins de 11 barrages situés sur la partie supérieure du Mékong. Des retenues d’eau qui font l’objet d’une attention particulière car accusées d’altérer le débit naturel du fleuve qui passe par six pays.

Le processus de consultation de la MRC dure normalement six mois et permet aux autres membres, parmi lesquels la Thaïlande, le Cambodge et le Vietnam, d'examiner le projet et d'en évaluer l’impact éventuel.

Bien que les membres puissent suggérer des changements, le processus de consultation de la MRC ne peut bloquer aucun projet.

1 Commentaire (s)Réagir
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maxx mar 12/05/2020 - 04:45

et pourtant c'est une énergie dite verte ...

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Expat Mag

Chennai Appercu
#MAVIEDEXPAT

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