Malgré le facteur Omicron, la Thaïlande attend 4% de croissance en 2022

Par Lepetitjournal.com Bangkok avec Reuters | Publié le 24/12/2021 à 00:00 | Mis à jour le 24/12/2021 à 11:36
Photo : REUTERS/Soe Zeya Tun -
Des Thailandaises sur un escalator portent le masque durant la crise du coronavirus

L'économie thaïlandaise est toujours en mesure d'atteindre une croissance de 4% l'année prochaine, malgré les incertitudes liées au variant du Sars-CoV-2, Omicron, selon le ministre des Finances

Le ministre thaïlandais des Finances, Arkhom Termpittayapaisith, s’est dit confiant jeudi sur les perspectives économiques pour son pays, affirmant que la levée progressive des restrictions sanitaires, couplée à l’amélioration de l'économie mondiale, devrait permettre d’atteindre les 4% de croissance prévus précédemment, même si les inquiétudes du ministère de la Santé vis-à-vis du variant Omicron ont amené les autorités mardi à rétablir la quarantaine obligatoire pour les voyageurs jusqu’au 4 janvier au moins. 

"Il est trop tôt pour évaluer l'impact d'Omicron. Nous devons attendre et observer", a déclaré aux journalistes le ministre depuis le salon Money Expo jeudi, ajoutant que le gouvernement poursuit sa politique de soutien à l'activité économique dans le contexte de la crise du coronavirus qui a vu le PIB thaïlandais s’effondrer de plus de 6% en 2020.

L'économie reste dans une phase de reprise et une croissance de "4% est encore possible" en 2022, à la faveur aussi d’investissements prometteurs dans le Corridor économique de l'Est et de la hausse des exportations, a-t-il déclaré. 

Pour cette année, le ministère des Finances prédit une croissance de 1% pour la Thaïlande.

"On ne sait pas encore si l'impact d'Omicron sera aussi grave que ne le prévoit la banque centrale", a déclaré Arkhom Termpittayapaisith.

Mercredi, la Banque de Thaïlande a ramené ses prévisions de croissance pour 2022 à 3,4% contre 3,9% estimés plus tôt, citant comme principal risque pour les perspectives de croissance la panique suscitée par Omicron dont les observations et les études jusqu’ici indiquent une virulence bien inférieure à celle du variant Delta, mais une capacité de propagation surpassant ce dernier.

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