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Bahreïn insiste sur l'extradition du footballeur détenu en Thaïlande

Par Lepetitjournal.com Bangkok avec AFP | Publié le 28/01/2019 à 23:43 | Mis à jour le 18/02/2019 à 04:25
Photo : WILLIAM WEST / AFP - L’ex capitaine australien Craig Foster (C) et d’autres supporters tiennent une affiche à l’effigie du footballeur Hakeem Alaraibi frappée du hashtag #SaveHakeem après une conférence de presse à Melbourne le 22 décembre
Save Hakeem Thailande

Le ministre bahreïni de l'Intérieur a qualifié lundi "d'inacceptable" toute interférence extérieure dans les affaires du royaume et affirmé que les démarches pour obtenir l'extradition d'un ex-footballeur de l'équipe nationale junior détenu en Thaïlande étaient toujours "en cours".

Dans un communiqué transmis à l'AFP, le ministre, cheikh Rached ben Abdallah Al-Khalifa, a rejeté toutes les tentatives visant à "influencer le cours de la justice", affirmant que le joueur Hakeem Alaraibi devait purger une condamnation à dix ans de prison à Bahreïn.

Le communiqué du ministre intervient au moment où Craig Foster, ancien capitaine de l'équipe nationale australienne, a intensifié sa campagne en faveur de la libération de Hakeem Alaraibi en remettant lundi une pétition portant 50.000 signatures à l'instance dirigeante du football, la FIFA, à Zurich.

Alors qu’il bénéficie du statut de réfugié politique en Australie, Hakeem Alaraibi a été arrêté le 27 novembre par les services d'immigration thaïlandais alors qu'il venait d'arriver à Bangkok pour des vacances avec son épouse. Il avait été condamné par contumace à dix ans de prison par la justice de Bahreïn sous l'accusation d'avoir endommagé un poste de police en 2012. Mais le joueur affirme qu'il était à l'étranger pour jouer un match au moment où le délit présumé a été commis.

Samedi, le Comité international olympique (CIO) lui a apporté son soutien.

Le gouvernement australien, la Fifa et plusieurs organismes de défense des droits humains s'étaient déjà dit préoccupés par cette situation et avaient demandé le retour en Australie du footballeur, semi-professionnel dans un club de Melbourne.

Dans son communiqué, le ministre bahreïni de l'Intérieur souligne que l'affaire est devant la justice de son pays et que le footballeur a la possibilité de faire appel de sa condamnation devant un tribunal et, ensuite, devant la Cour de cassation.

Cheikh Rached a demandé aux détracteurs de Bahreïn de "ne pas ignorer les faits en répandant des informations fausses et biaisées".

En 2011, dans la foulée du Printemps arabe, le petit royaume du Bahreïn avait été secoué par des troubles quand les forces de sécurité ont réprimé un grand mouvement de protestation de la majorité chiite qui réclamait des réformes démocratiques à la dynastie sunnite au pouvoir.

Les procès d'opposants se sont multipliés depuis. Des centaines de dissidents sont actuellement emprisonnés, jugés ou déchus de leur nationalité à la suite de procédures dénoncées par des organisations de défense des droits humains comme Human Rights Watch ou Amnesty International.
 

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