

Si vous ne l'avez pas encore vu, vous en avez forcement entendu parler. Avatar, c'est LE film de fin d'année 2009. Celui qui bat tous les records : audience, coût, couverture médiatique. A quoi ce succès est-il dû ? Certainement pas à l'originalité de l'histoire ou à la richesse du propos. En revanche, on reste bouche bée devant la prouesse technique et l'imagination débordante de James Cameron
(Rédaction internationale) - Le grand film annoncé et attendu du tout début 2010, c'était Avatar de James Cameron. Le succès est au rendez-vous pour ce film titanesque qui bat actuellement tous les records. Que l'on y aille de son plein gré ou pour suivre la tendance force est de constater que l'on ressort de la projection enchanté. Une partie de la magie du cinéma opère dans cette jolie fable 3D, teintée de bons sentiments, qui fait dire au spectateur le plus réticent "pourquoi pas".
Pouvoir en parler sans l'avoir vu
Le synopsis est simple. Pandora, une planète située à des années-lumière de notre bonne vieille Terre est particulièrement convoitée par de riches industriels terriens pour son minerai capable de résoudre les problèmes énergétiques de notre monde. Jake Sully (Sam Worthington), un ancien marine paraplégique, est recruté pour piloter un avatar ? comprenez un être hybride Humain/Na'vi commandé à distance par la pensée - qui lui permettra de se déplacer dans l'air toxique de la planète et d'infiltrer les Na'vi (autochtones de Pandora), devenus trop gênants pour l'exploitation du précieux minerai. Au cours de sa mission, sous le contrôle du gentil Docteur Grace Augustine (Sigourney Weaver) et du méchant Selfridge (Giovanni Ribeisi), Jake découvre un monde merveilleux peuplé d'êtres qui ont su préserver leur relation avec Mère nature. Il entreprend alors l'impossible pour sauver ce peuple de l'extermination. Et par la même occasion la belle indigène, Neytiri, dont il est tombé amoureux.
L'histoire, si elle n'apporte rien d'original et ne permet pas aux acteurs de faire valoir à plein leurs talents, devient alors le prétexte à l'exploration du monde merveilleux et préservé de Pandora. L'incomparable imagerie, la richesse des décors, réussissent à faire de cette histoire toute bête un succès qui entraîne petits et grands dans un univers fantasmagorique et enchanteur? à en faire oublier la pauvreté des dialogues, et l'absence d'argumentation sur un thème pourtant brûlant.
Enorme succès / Enorme coût
Le cap du milliard de dollars de recette mondiale est franchi après 17 jours de diffusion. Un succès inégalé, qui place le film à la quatrième place au hit parade des meilleures recettes réalisées par un film dans le monde. Dark Knight, le chevalier noir (1,001 milliards) est détrôné, Pirates des Caraïbes, le secret du coffre maudit (1,066 milliards) est dans la longue vue, le Seigneur des anneaux, le retour du roi (1,119 milliards) se profile et il ne manque que 800 "petits"millions pour égaler l'autre monstre numéro 1 de James Cameron, Titanic. En France, avant le week-end du nouvel an, Avatar en était à 5.500.000 entrées.
Avec la bagatelle de 300 millions de dollars de budget initial ? un record en soi - pour finalement terminer à 500 millions de dollars, Avatar devient le film le plus cher du cinéma détrônant Titanic. Il serait un peu facile d'attaquer l'?uvre sous cet aspect, en arguant que de gros moyens entraînent forcement un chef d'?uvre. Le langage Na'vi ou encore la faune, spécialement inventés pour les besoins du spectacle, rendent la critique humble. L'aspect 3D utilisé ici en toute simplicité, non pour frapper les esprits mais pour renforcer la réalité du propos faire dire au réalisateur que le 3D relief pourrait possiblement être "pris au sérieux en tant que nouvelle forme de cinéma". On approuve.
Enfin, à ceux qui pensent que le modèle économique n'est pas rentable, James Cameron y oppose les volets 2 et 3 à sortir en cas de succès commercial de ce premier opus. Avatar 2 est en bonne voie donc puisque certains spécialistes n'hésitent pas à estimer qu'à terme le film pourrait rapporter la bagatelle de 4 milliards de dollars.
Laetitia Gueugnon (www.lepetitjournal.com) mardi 5 janvier 2010
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Notre article : JAMES CAMERON - Le roi des effets spéciaux au service du cinéma




































