

L'art dans la ville, c'est non seulement une identité qui colle à Nice, un parcours artistique qui accompagne les nouveaux usagers du tramway mais également une très belle exposition didactique et depuis peu une nouvelle animation touristique. Suivez le guide?
« Je vis de l'eau », Emmanuel Saulnier © Tadzio Pacquement
Nous n'allons pas faire la liste de tous les artistes de renommée internationale qui sont nés à Nice, soit y ont travaillé ou même qui y sont encore pour démontrer la place importante de l'art dans cette ville.
Parlons plutôt de « L'art dans la ville » ce concept qui s'est greffé tout naturellement sur la réalisation du tramway et qui se décline avec bonheur sur plusieurs secteurs d'activité.
Commençons par cette exposition (1) voulue par la Communauté d'Agglomération Nice Côte d'Azur (CANCA) et sa direction du développement culturel pour expliquer cette commande publique d'un montant de 3,3 M d'euros (le 1% légal du coût des travaux) tout au long des 8,5km du parcours. On devrait parler de collection d'art public ? l'une des plus importantes en France pour ces dernières années ?, composée d'?uvres qui n'ont pas été importées mais réalisées sur place ou crées spécialement pour Nice par des artistes de notoriété mondiale choisis parmi les 218 postulant(e)s. Un choix final de 15 artistes ? dont quatre de Nice et du département ? effectué par un jury d'experts présidé par François Barré, ancien président du Centre Pompidou et directeur de l'Architecture et du patrimoine au ministère de la Culture et de la communication.
Outre leur carte de visite internationale, il fallait que chaque artiste présente un projet qui soit accessible au plus grand nombre, qu'il ait une véritable présence dans la ville et qu'il s'adapte au lieu défini par les décideurs. Tout cela vous est expliqué de manière très didactique tout d'abord à travers cette exposition à la Galerie des Ponchettes. Ensuite vous pourrez vous en rendre compte en prenant le tramway que ce soit de jour comme de nuit car la très grande majorité des ?uvres s'y prêtent avec toute leur grâce même si le dialogue n'est pas le même.

Conversation de nuit à Nice, Jaume Plensa, place Masséna (c) photo Philippe Dejardin
Parmi celles qui sont inscrites dans le « paysage diurne » la plus discrète se trouve au Centre opérationnel du Rouret (station Las Planas) et se nomme « Je vis de l'eau » complétée par « Elle s'écoule ».
L'eau a été très présente dans ce lieu, elle l'est également le symbole de la fluidité même de notre existence et fut l'un des deux moyens employés par les juifs à Nice pour fuir lors de l'occupation nazie par la mer (l'autre ayant été par la montagne comme l'a fait la mère de l'artiste Emmanuel Saulnier).
Pour bien voir cette pièce, il vous faudra monter sur la terrasse et regarder l'intérieur du parapet pour y découvrir ces mystérieux cylindres de verre, qui traversent de part en part, sont hermétiquement scellés, contiennent une eau inaltérable, absorbent et restituent la lumière du jour.
Si vous voulez avoir encore quelques explications in situ, la CANCA et l'Office du tourisme viennent de mettre en place un parcours guidé à bord du tramway (en français et en anglais) qui se déroule le vendredi soir (2).
De l'avis de nos confrères de la presse nationale venus inaugurer ce parcours artistique, celui de Nice semble le plus intégré dans sa ville de tous ses collègues hexagonaux. A vous de venir vous faire votre avis?
Ph.D pour www.lepetitjournal.com - Monaco, 6 décembre 2007
(1) Exposition jusqu'au 31 décembre au moins Galerie des Ponchettes 77 quai des Etats-Unis (derrière l'Opéra) Tél. +33 (0) 493 623 124
Ouverte de 10h à 18h tous les jours sauf lundi,
Entrée gratuite
(2) Parcours guidé : Rdv à 18h45 devant l'agence « Ligne d'Azur » Place Masséna.
Inscriptions auprès des bureaux de l'Office du tourisme de Nice Tél. 0 892 707 407
Légende photo page d'accueil: logo de l'exposition {mxc}




































