

Le nouveau directeur de l'Alliance Française de Madrid, délégué général de la Fondation Alliance en Espagne, a pris début septembre la succession d'Elisabeth Ranedo, à la tête d'un réseau de 20 antennes sur le territoire. Un retour dans la Péninsule pour cet enseignant de formation, qui compte à son actif plusieurs expériences dans le réseau à l'international, dont 4 ans à l'Institut Français de Barcelone en tant qu'attaché de coopération pour le français. Et un RDV dès 2014, avec les 30 ans de l'AF Madrid, qu'il compte bien célébrer comme il se doit. "Il faut remotiver les équipes", estime le nouveau directeur à propos de ses premiers défis.
"J'avais à nouveau envie de travailler dans un contexte international", explique André Rochais (Photo Lepetitjournal.com), 60 ans, arrivé à Madrid le 1er septembre dernier et sur le pont dès le lendemain. "Avec la particularité des Alliances Françaises, qui de par leurs statuts, ont l'obligation de constituer leurs équipes pédagogiques avec des professeurs 'natifs', comme on dit ici. Travailler sur le programme pédagogique et culturel, certes, mais aussi sur les ressources humaines, en combinant les richesses des cultures de nos enseignants français et de notre public espagnol". Très vite, le nouveau Délégué général de la Fondation Alliance française en Espagne ramène ses premières missions au c?ur même de son institution : "gérer les personnes m'a poursuivi tout au long de ma carrière", explique-t-il, "et les relations humaines constituent le fil conducteur de mon parcours".
"On va se centrer sur la qualité de l'enseignement"
A Madrid, où il aura à charge de diriger l'Alliance Française et ses quelques 40 professeurs, mais aussi de coordonner les différentes AF d'Espagne, André Rochais entend privilégier la qualité pédagogique, promouvant la professionnalisation et la formation des équipes. "On va se centrer sur la qualité de l'enseignement", souligne-t-il, "avec l'appui de la Fondation Alliance, qui viendra dès décembre animer des ateliers destinés à nos enseignants, mais aussi avec la visite du Secrétaire Général, Jean-Claude Jacq, qui viendra animer une réunion de réseau". Et d'enfoncer le clou : "Il faut remotiver les équipes, mettre en valeur les compétences de nos personnels, s'appuyer sur ce que les enseignants ont envie d'offrir, développer la formation, responsabiliser".
Impliquer les professeurs dans le programme pédagogique
S'il estime que "l'on ne peut pas s'approprier une institution", et s'il met en avant le travail de tous, nul doute qu'André Rochais va laisser sa marque à l'Alliance Française. Subtilement, peut être, mais dans un esprit de consolidation, avec l'idée de renforcer les bases de l'institution, pour mieux promouvoir les services qu'elle propose. "On va travailler sur l'offre des cours", détaille-t-il, "en nous appliquant à proposer un maximum de possibilités aux apprenants, flexibilisant nos horaires, les thèmes abordés et les spécialisations". Faire du sur-mesure, donc, en adaptant le nombre d'heures et les fréquences aux besoins des élèves, mais aussi en préparant les professeurs. "Nous allons poursuivre nos équipements en tableaux blancs interactifs et former nos enseignants sur le plan technique. Surtout, nous allons les impliquer dans le programme pédagogique, pour combiner leurs envies aux attentes et aux besoins de notre public". Ou encore, formulé autrement : "Nous devons nous interroger sur la qualité de ce que nous faisons, mesurer la satisfaction des élèves, la perception de notre travail et savoir nous remettre en question". Et de rappeler que si "la situation en Espagne est marquée à la fois par les difficultés financières que connaissent les apprenants et leur intérêt croissant pour l'expatriation", la pertinence de l'offre reste primordiale pour asseoir la place de l'Alliance Française dans le paysage local.
2014 : l'Alliance Française de Madrid fête ses 30 ans
Quid de la relation avec l'Institut Français ? "Je suis complètement sur la ligne du conseiller culturel de l'ambassade, Alain Fohr, qui travaille pour faire cohabiter de la meilleure façon possible les réseaux. Tandis qu'il se charge de coordonner les actions de chaque institution, nous devons ?uvrer avec nos homologues en bonne intelligence et de façon complémentaire", juge-t-il. Et de mettre en avant les partenariats sur les journées FLE ou sur la francophonie. Avec la présidence de l'EUNIC (European Union National Institutes for Culture) à venir et les 30 ans de l'Alliance Française de Madrid en ligne de mire, l'organisation devrait connaître sa dose de protagonisme très prochainement. Et déjà pas mal d'idées en stock, qui devraient être officialisées bientôt. "Nous allons établir un programme d'anniversaire tout au long de l'année", avance le directeur. En attendant les festivités, André Rochais met en musique une partition sans tambours ni trompettes, un hommage a cappella aux 130 ans d'existence qui forment l'héritage de l'Alliance Française, à "autant de strates de travail qui se superposent, autant de relations qui se sont tissées et qui font la force de notre réseau".
Vincent GARNIER (www.lepetitjournal.com - Espagne) Lundi 7 octobre 2013
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Lepetitjournal.com de Madrid
| MEMO 1978-80 : VSN en Colombie, comme lecteur de français à l'Université de Bucaramanga 1980-88 : Professeur de français en Anjou 1988-93 : Secrétaire général de l'Alliance Française de Lima 1993-99 : Directeur de Centres départementaux de documentation pédagogique (réseau CNDP), au Havre et à Tours 1999-03 : Directeur des cours et attaché de coopération pour le français à l'Institut Français de Barcelone 2003-07 : Directeur des cours et attaché de coopération pour le français à l'Institut Français de Bucarest et Délégué général en Roumanie de la Fondation Alliance Française, de 2005 à 2007-13 : Principal en établissement scolaire, en Touraine |
























