À l’approche de Pâques, les réservations chutent de 20 à 40% en Andalousie, et les pertes pourraient atteindre 190 millions d’euros selon la Junta de Andalucía. L’incertitude pèse notamment sur Málaga, où la liaison directe avec Madrid reste interrompue.


Pertes massives et incertitude
La tragédie ferroviaire d’Adamuz n’a pas fini d’impacter l’ensemble de l’Andalousie. Selon la Junta de Andalucía, si la ligne n’est pas rétablie avant Pâques, le secteur pourrait enregistrer des pertes de l’ordre de 190 millions d’euros. Arturo Bernal, ministre andalou du tourisme, met en garde : les premiers rapports indiquent une baisse de 20 à 30% des réservations pour cette période. Il pointe notamment le manque de communication claire du gouvernement espagnol.
L'absence d'informations et de données claires de la part du gouvernement sur la date de la liaison ferroviaire avec Malaga n'aide pas
Ces perturbations s’ajoutent à une crise de confiance générale pour un secteur ferroviaire qui semble désarmé.
Málaga en première ligne
L’inquiétude est particulièrement vive à Málaga où les réservations chutent de 35 à 40%.
Dû au glissement de terrain sur le tronçon d’Álora, la connexion directe avec Madrid reste semble t’il interrompue au moins jusqu'au 23 mars. Adif, l'administrateur des infrastructures ferroviaires confirme le non-retour du service direct avant la date indiquée, bien que le calendrier reste incertain. Une incertitude d’autant plus pesante que le tourisme réclame prévisibilité et sécurité.
Or la situation apparaît loin de répondre à ces exigences, alors que la Semaine Sainte, événement phare de la saison, approche à grands pas.
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