À l’approche de la rentrée universitaire, les rues de Séville vont progressivement retrouver leurs étudiants. Parmi eux, des milliers viennent de l’étranger pour quelques mois ou plusieurs années, notamment grâce aux dispositifs Erasmus+ et aux aides à la mobilité. Mais pourquoi choisir la capitale andalouse plutôt que Madrid, Barcelone ou une autre ville européenne ? Entre formations accessibles, coût de la vie, apprentissage de l’espagnol et cadre de vie, Séville semble avoir de nombreux arguments à faire valoir.


Des milliers d'étudiants venus du monde entier
Dans quelques jours, les rues de Séville vont progressivement retrouver leurs étudiants. Dans les résidences universitaires, les colocations et dans les ruelles de la capitale andalouse, une nouvelle vague de jeunes venus de l’étranger va prendre ses marques dans la capitale andalouse.
Et les chiffres témoignent de cette attractivité. Au cours de l’année universitaire 2024-2025, la Universidad de Sevilla a accueilli plus de 6 500 étudiants internationaux, dont 1 924 dans le cadre d’Erasmus+.
La US recibe por primera vez estudiantes de Malta, Tailandia y Egipto entre sus 3.000 internacionales https://t.co/eHkXW1mPoS
— Viva Sevilla (@Viva_Sevilla) September 2, 2026
Pour la rentrée 2026-2027, l’intérêt ne semble pas faiblir. 1 040 étudiants étrangers sont placé dans une formation de licence à l’Université de Séville en premier choix. Pour les masters, 2 015 candidatures internationales ont été enregistrées pour seulement 477 places!
Mais pourquoi autant de jeunes choisissent-ils Séville pour leurs études ?
Étudier à Séville, mais surtout y vivre
La qualité des formations constitue évidemment l’une des premières raisons. Pour les étudiants européens, les cursus espagnols s’inscrivent dans le même système universitaire européen et permettent de poursuivre un parcours comparable à celui proposé dans leur pays d’origine.
Mais une fois les cours terminés, une autre réalité entre en jeu : celle de la vie quotidienne.
Le coût de la vie reste un argument important pour les étudiants. Se loger, sortir, manger au restaurant ou encore voyager dans la région peut permettre de profiter davantage de son budget qu’en choisissant certaines grandes villes européennes. Les aides à la mobilité, notamment celles proposées dans le cadre d’Erasmus+, peuvent également faciliter le départ.
Et puis il y a Séville elle-même. Une ville à taille humaine, un climat qui permet de vivre une grande partie de l’année dehors, des terrasses, une vie nocturne animée, une offre culturelle importante et l’Andalousie à portée de train ou de bus.
Pour un étudiant qui part plusieurs mois à l’étranger, le choix ne se résume donc pas à une université. Il s’agit aussi de choisir l’endroit où il va vivre.
Une maitrise de l'espagnol comme second diplôme ?
À cette expérience s’ajoute un autre argument : la langue.
Venir étudier à Séville, c’est aussi pouvoir progresser en espagnol au quotidien. Dans les couloirs de l’université, dans les bars de la ville ou avec ses colocataires, la langue devient rapidement une partie intégrante du séjour.
Pour certains étudiants, cette immersion représente même une compétence supplémentaire à valoriser sur leur CV. Apprendre l’espagnol en cours est une chose mais pouvoir le parler chaque jour en est une autre.
Séville offre ainsi un équilibre difficile à résumer en un seul argument : venir y chercher un diplôme, tout en profitant d’une vie étudiante internationale, d’un coût de la vie encore attractif et d’une véritable immersion espagnole.
Jusqu’à quand Séville pourra-t-elle rester attractive ?
Mais cet équilibre pourrait être fragilisé par une question devenue incontournable : le logement.
À l’approche de chaque rentrée, trouver une chambre ou une colocation à un prix raisonnable devient un véritable défi pour les étudiants. Or, si l’un des principaux arguments de Séville repose sur la possibilité de bénéficier d’une vie plus accessible que dans d’autres grandes villes européennes, la hausse des loyers pourrait progressivement changer la donne.
Alors que des milliers d’étudiants étrangers s’apprêtent une nouvelle fois à poser leurs valises, une question se pose : Séville pourra-t-elle conserver son statut de grande ville étudiante et de destination phare de la mobilité internationale si se loger y devient toujours plus difficile et plus cher ?
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