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Graffitis, stickers : Séville veut reprendre le contrôle de ses rues

Des façades du centre historique aux panneaux de signalisation, les traces laissées sur l’espace public se multiplient à Séville. Depuis 2023, la municipalité a renforcé la lutte contre les graffitis. Mais plus récemment, un autre phénomène fait son apparition : la multiplication des stickers liés aux groupes de supporters, notamment français, qui viennent s’ajouter à un phénomène déjà bien implanté.

Graffiti à SévilleGraffiti à Séville
Problème des graffitis à Séville
Écrit par Sami LAHMAM
Publié le 13 septembre 2026

Plus de 27 000 graffitis effacés depuis 2023

Depuis le lancement du service municipal de suppression des graffitis en décembre 2023, la municipalité de Séville a retiré plus de 27 000 graffitis dans les rues et sur les façades de la ville. Des interventions à répétition qui représentent près de 150 000 m² nettoyés, soit l'équivalent d'environ 7 000 opérations de nettoyage.

Un phénomène particulièrement concentré dans certains secteurs de la capitale andalouse, tels que le Casco Antiguo, qui arrive en première position pour le nombre de graffitis recensés, devant Macarena et Triana. À l'inverse, les quartiers de Los Remedios, Nervión, Bellavista-La Palmera et Cerro-Amate sont ceux où les interventions sont les moins nombreuses.

Pour lutter contre ces inscriptions, la municipalité a mis en place un dispositif de lutte contre ces actes de vandalisme, doté d'un budget de 2,6 millions d'euros. Vingt-sept travailleurs sont répartis dans dix équipes mobiles, équipées notamment de dix véhicules électriques permettant d'effectuer les opérations de nettoyage.

Mais la mairie ne se contente pas de retirer les inscriptions. Les équipes peuvent également appliquer des traitements préventifs destinés à protéger les surfaces et à faciliter les futurs nettoyages.

Cependant, le problème n'est pas nouveau : dès la première année du dispositif, la municipalité annonçait déjà près de 2 000 interventions et plus de 21 300 m² traités.

Mais au-delà des peintures réalisées directement sur les murs, s'ajoute désormais un autre type de dégradation de l'espace public : les stickers. De plus en plus nombreux, ils font partie du paysage du centre-ville sévillan et sont considérés comme un véritable fléau.
 

Graffitis à Séville
CC/ LAHMAM Sami — Libre de droits

Les stickers de supporters étrangers, un nouveau fléau dans les rues

Et pour le coup, des stickers de groupes de supporters français sont également visibles dans les rues de Séville. Contrairement aux graffitis, les stickers ne nécessitent ni peinture ni bombe aérosol. Ces petits autocollants sont directement collés sur les supports urbains : murs, panneaux de signalisation, compteurs électriques ou mobilier urbain, et participent également à la dégradation visuelle de la ville.

Stickers Séville
CC/ LAHMAM Sami — Libre de droits

Parmi les stickers que l'on peut retrouver dans l'espace urbain figurent notamment des références aux Magic Fans de Saint-Étienne, au Virage Sud de Lyon ou aux Fanatics de Marseille. Ces groupes disposent effectivement d'une identité visuelle et de stickers associés à leur culture de supporters.

Des autocollants qui, pour les supporters, permettent de marquer leur passage et d'afficher l'identité de leur groupe. Mais pour la municipalité sévillane, cela constitue une source de travail supplémentaire, avec des stickers à retirer afin de préserver les façades et le mobilier urbain.

Effacer les graffitis ne suffit donc plus à la municipalité sévillane. Alors que les équipes municipales poursuivent leur travail sur des milliers de mètres carrés, les stickers viennent désormais ajouter une nouvelle difficulté à la préservation de l’espace public.

 

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