La Saint-Sylvestre, un jour non-férié en Israël

Par Anne-Claire Voss | Publié le 24/12/2021 à 16:45 | Mis à jour le 28/12/2021 à 18:13
Festival pour le nouvel an

La religion juive n’a pas pour tradition de célébrer sous les feux d’artifices la Saint-Sylvestre. Ce réveillon non-férié n’empêche cependant pas les festivités aux douze coups de minuits israéliens.

 

La fête chrétienne qu’est la Saint-Sylvestre, rendue populaire par ses ses feux d’artifices et ses soirées, n’est pas considérée comme un jour férié en Israël, mais plutôt comme l’occasion pour les restaurants et boîtes de nuits de proposer quelques bals et plaisirs aux expatriés.

 

Les jours fériés définis par le calendrier hébraïque

L’État israélien ne se réfère pas pour ses jours fériés au calendrier grégorien mais au calendrier hébraïque. Celui-ci trouve ses racines lors de la création d’Adam et Ève. Officiellement, Israël se situe ainsi temporellement en 5782. Pour cette religion monothéiste, la fête du nouvel an est nommée Roch Hachana et se déroule en septembre avec une date variant d’année en année. Accompagnée par le son du shoffar (corne de bélier dans lequel un Rabin souffle), la religion invite ses pratiquants à réaliser une introspection, ceux-ci ne pouvant pas se confesser au quotidien. Durant ces deux jours, il est interdit de travailler, rendant ces dates fériées en Israël. En pratique, les juifs n’ont donc pas à fêter la Saint-Sylvestre mais se prêtent malgré tout au jeu pour certains, vivant souvent dans d’autres pays où la tradition se veut d’arroser avec des bulles ce nouvel an grégorien.

 

Le nouvel an : une fête peu répandue en Israël

Bien qu’Israël passe d’une certaine manière de 2020 à 2021 comme le reste du monde, il est délicat pour les juifs orthodoxes et ultra-orthodoxes de fêter la Saint-Sylvestre et d’observer les boutiques du pays se fermer le temps d’une soirée. Ce réveillon est donc moins fêté dans le temple des religions monothéistes, Jérusalem. Certaines villes comme Tel Aviv, en revanche, accueillent chaque année de nouveaux expatriés et adhèrent aux soirées du réveillon, le 31 décembre au soir. « J’étais une expatriée française et j’avais pour habitude de fêter la nouvelle année, j’y trouve mon compte en Israël. Avec ma religion, il me paraît normal que Roch Hachana soit férié et pas le nouvel an. Cela ne m’empêche pas de le fêter », confie Sophie, une franco-israélienne âgée de trente ans.

 

Un réveillon fêté à Tel Aviv

Ce réveillon, ou plus communément appelé Sylvester en Israël, grandit d’année en année même si celui ci n’est pas célébré de manière officielle ou institutionnelle. De nombreux juifs, vivant à travers le monde suite aux différentes diasporas, ont adopté pour habitude cet heureux soir de fête et, comme la majorité des personnes, ne font pas une liaison religieuse entre ce réveillon et la Saint-Sylvestre. Gardant donc cette tradition, certains n’hésitent pas à trouver des motifs pour éventuellement prendre un jour de congé. Dans Tel-Aviv, nombreux sont les restaurants affichant complets, et ce longtemps à l’avance, en plus des boîtes de nuits généralement pleines à craquer. Malheureusement, pour cette fin d’année 2021, en raison de la pandémie mondiale et de la forte propagation du variant Omicron, les festivités restent fortement déconseillées.

Anne-Claire Voss

Anne-Claire Voss

Diplômée d'un Bachelor en Management et médiation culturelle à l'ICART (Paris), elle décide de réaliser un Master en journalisme à l'ISFJ (Paris) et de se former avec notre rédaction.
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