La Commission de régulation de l'énergie a retenu le scénario le plus favorable aux consommateurs, au prix d'une subvention de 9,4 milliards de bahts.


Face à la hausse des coûts du gaz naturel liquéfié, liée à la guerre au Moyen-Orient, la Commission de régulation de l'énergie (ERC), le régulateur national du secteur, avait soumis trois scénarios tarifaires à consultation publique en début d'année : 3,95, 4,08 ou 4,59 bahts par kilowattheure, chacun impliquant des niveaux de subvention et de remboursement de la dette publique très différents. La commission a tranché, en avance sur le calendrier habituel : les Thaïlandais paieront 3,95 bahts par kilowattheure hors TVA, de mai à août 2026, contre 3,88 bahts actuellement. Une augmentation de 7 satangs (centimes de bahts), la plus faible des trois options sur la table.
Le GNL au cœur du calcul
La pression sur les tarifs vient du gaz naturel liquéfié, qui représente 58% du combustible des centrales thaïlandaises. La guerre au Moyen-Orient a fait grimper son prix sur les marchés internationaux, renchérissant mécaniquement le coût de production de l'électricité nationale. Poonpat Leesombatpaiboon, secrétaire général de l'ERC, a écarté l'option d'un gel total, réclamée par certains acteurs. « Toute décision de geler les tarifs doit tenir compte des contraintes budgétaires, de la sécurité du système et des impacts à long terme », a-t-il déclaré.
La dette de l’Egat en attente
Le choix du tarif le plus bas a un coût : 9,4 milliards de bahts de subvention, financés par les recettes excédentaires des opérateurs publics et une dette de 36 milliards de bahts accumulée par l'Autorité thaïlandaise de production d'électricité (Egat), qui ne sera pas remboursée avant la prochaine révision tarifaire. Le nouveau ministre de l'Énergie, Akanat Promphan, a saisi l'occasion pour tracer des perspectives. Il a promis de maintenir le prix à 3 bahts par unité pour les ménages consommant moins de 200 unités par mois et plaidé pour réduire la dépendance au gaz naturel, développer les énergies renouvelables et ouvrir un marché commercial de l'électricité, sur le modèle de Singapour et du Japon. La dette de l’Egat, elle, attendra.












