Mikael Fau : portrait d’un artiste au grand coeur

Par Louisa Desgrees | Publié le 18/08/2022 à 16:51 | Mis à jour le 23/08/2022 à 15:21
Mikael Fau, un homme avec un chapeau et une veste marron

Danseur, comédien, chorégraphe, metteur en scène, mannequin… Mikael Fau mène une vie aux maints horizons. Animé par une fibre artistique depuis toujours, cela fait maintenant trois ans qu’il partage sa passion à Valencia. Une histoire qu’il écrit à l’encre de sa détermination, porteur d’un message d’amour et d’espoir.

Mikael Fau est un artiste au sens le plus large du terme. Tel un explorateur, il ne cesse de s’ouvrir à de nouvelles perspectives. Mais quelle est l’essence de son âme d’artiste, quelle est sa définition de l’art ? "J’ai plusieurs instruments et je ne pourrais pas vraiment définir mon style. J’aime offrir un art qui raconte quelque chose, au service d’un message, d’une histoire", explique Mikael, la voix couverte par le brouhaha environnant. Dévoué à un art qui nourrit les esprits, l’interprète ne se contente pas de montrer. Il se bat pour faire passer une émotion, une vibration, à travers chaque mouvement, chaque coup de pinceau, chaque réplique. "Je me sens accompli lorsque qu’après une représentation, je vois les gens émus aux rires ou aux larmes, que quelque chose bouge en eux. J’ai toujours priorisé l’interprétation à la technique."

Quand je vois une âme prête à briller, je veux aider cette personne à accomplir son chemin de vie. L’art est synonyme de partage.

L’amour au centre de l’art

Mikael Fau est un défenseur de l’amour, qu’il place au centre de chacune de ses œuvres. L’amour des autres, l’amour de soi, c’est ce qui porte Mikael quotidiennement : "Tout ce que je crée est en relation avec l’amour de manière générale. J’aime le transmettre à travers mes œuvres". Une générosité du cœur qu’il ne partage pas que dans son art, mais à chaque personne qui se place sur sa route. "J'accompagne beaucoup de gens dans le développement de leur potentiel artistique. Quand je vois une âme prête à briller, je veux aider cette personne à accomplir son chemin de vie. L’art est synonyme de partage".

Et cette notion de partage est essentielle pour Mikael, car chacune de ses rencontres constitue le socle des ses œuvres. "Je suis très inspiré par mon environnement. Je me laisse porter par ce que la vie me donne", confie-t-il. Par ailleurs, il chérit ces rencontres qui le fascinent et le construisent en tant que personne : "Ce que j’aime dans ce milieu, c’est le côté humain. C’est découvrir que derrière chaque grand créateur, chaque personnalité, se cachent des êtres avec leurs qualités, leurs faiblesses et leurs doutes"

Créer, c’est concrétiser l’abstrait. D’une histoire naissent des personnages, des personnages naît une scénographie, de la scénographie naît la chorégraphie…

L’épanouissement dans la création

Au-delà de l’interprète, celui qu’on ne voit pas, c’est le créateur. Créer, c’est ce qui anime Mikael chaque jour. "Ce qui me fait vibrer, c’est la création. J’aime qu’on me donne une thématique pour que je puisse laisser mon esprit divaguer à un nouvel univers. Créer, c’est concrétiser l’abstrait. D’une histoire naissent des personnages, des personnages naît une scénographie, de la scénographie naît la chorégraphie…"

mikael fau, un homme avec les cheveux blondes et une veste rose

 

D’une simple passion à une carrière professionnelle

Mikael Fau est né artiste. Un don, une flamme qu’il cultive depuis l’enfance. "J’ai toujours été passionné par l’artistique, c’était en moi. Petit, lors des repas de famille, j’aimais me déguiser, faire des spectacles, ça m’amusait".

La vie suit son cours et c’est seulement à l'aube de ses études supérieures que Mikael commence à s’investir dans la danse. "J’ai passé une licence en psychomotricité et une licence en neurosciences en STAPS. J’ai intégré l’option danse et j’ai tout de suite adoré, mais pour rassurer mon entourage, je suis allé au bout de mes diplômes"

Avec ses diplômes comme ceinture de sécurité, plus rien ne retenait Mikael pour s’adonner à sa passion. Ayant foi en ses rêves, il se lance enfin dans sa carrière de danseur. Après une formation de deux ans au centre James Carlès à Toulouse, il intègre la compagnie de danse contemporaine Myriam Naisy, L’hélice. 

Le jeune artiste rejoint ensuite Aix-en-Provence pour interpréter Les Quatre Saisons par Angelin Preljocaj. Et de fil en aiguille, Mikael Fau se retrouve aux portes de la ville Lumière. "Je suis arrivé à Paris et j’ai commencé à travailler pour le cinéma, des comédies musicales, des compagnies, des télés… et par le bouche-à-oreille, j’en suis arrivé là aujourd’hui".

J’ai tout de suite connu un autre rythme de vie qu’à Paris. Je me suis connecté à d’autres valeurs, des valeurs plus simples, plus humaines. J’ai trouvé mon équilibre.

 

Valence, la ville qui chuchote à l’oreille des artistes

Il y a sept ans, Mikael déambulait dans les rues de Valence pour la première fois. Un coup de cœur pour la ville qui va donner un tournant à sa vie. "Je suis tombé amoureux de Valence. Quand je suis arrivé dans cette ville, c’est comme si j’y avais déjà vécu. C’est très étrange comme sensation. Cela ne m’était jamais arrivé", raconte Mikael, la mer en toile de fond.

Sans vraiment quitter Paris, il se rend à Valence de plus en plus souvent afin d’appréhender toutes les facettes de la ville. Il y a 5 ans, il fait un premier pas vers la vie valencienne et prend un pied à terre dans le quartier du Cabanyal. Il s’y est installé définitivement il y a trois ans. "Ce fut le meilleur choix de ma vie. La vie culturelle à Valence est très riche. Elle me fait penser à un décor de cinéma, avec des graphes partout, des maisons en ruine, des rues aux couleurs vives…". Mais ce n’est pas que la beauté de la ville qui a séduit Mikael, c’est aussi son âme, sa douceur de vivre. Un monde d’écart avec Paris. "J’ai tout de suite connu un autre rythme de vie qu’à Paris. Je me suis connecté à d’autres valeurs, des valeurs plus simples, plus humaines. J’ai trouvé mon équilibre."

 

Un esprit apaisé sous le soleil de Valence

Son arrivée à Valence a bouleversé tant sa vie personnelle que professionnelle. Mikael a emprunté un chemin plus spirituel, vers l’éveil de soi. Un chemin auquel Valence a su ouvrir les portes pour l’y diriger. "Valence m’a offert le temps d’être confronté à moi-même, d’apprendre à me connaître. Le fait d’être face au vide m’a aussi permis de développer plus d’autonomie dans mon travail et de créer pour moi".

Aujourd’hui, Mikael Fau travaille avec La Base Culture à Valence et de nombreuses agences artistiques. Il continue de jongler entre les innombrables aspects de son art et de partager sa passion avec le plus grand nombre. Plus que de l’art, Mikael Fau transmet une philosophie, la sienne : "L’art fait partie de mon développement en tant qu’être humain. Tout est lié. Ça m’aide à me construire. C’est une thérapie constante. Et les autres en sont le moteur."

 

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Louisa Desgrees en train de parler dans un micro

Louisa Desgrees

Étudiante en journalisme, et jamais plus de deux ans au même endroit, le voyage et les nouveaux horizons régissent ma vie ! J’aime qu’à travers la main du journaliste s’écrive un récit du monde en train de se faire.
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