La ville de Valence vient de signer le nouveau budget consacré à la lutte contre les graffitis. Un budget qui s’élève à 4 millions d’euros sur 5 ans pour la seule lutte contre ces dégradations murales.


L’encre s'accumule sur les murs de la ville, et c’est ses habitants qui en font les frais. 800.000 euros, c’est le prix par an estimé pour garder les murs de la ville propre. Le nouveau contrat de nettoyage et de gestion des déchets prévoit 4 millions d'euros pour effacer les graffitis qui jonchent les murs et les façades, puis les restaurer. Cet argent couvre également l'enlèvement des graffitis sur les lampadaires, le mobilier urbain et d'autres enclaves urbaines.
Un dispositif spécial pour les monuments historiques
L’effort sera même plus poussé pour le nettoyage des monuments historiques qui sera confié à une entreprise spécialisée.
L'entreprise qui a obtenu le contrat est Limpiezas Iberolimp, qui fournira le service de nettoyage et d'entretien des éléments urbains singuliers, des monuments historiques et d'autres éléments et bâtiments protégés de la ville, pour une période estimée à 10 mois et un budget total de 18.148,79 €.
Des dégradations qui coûtent cher à l’image de Valencia
Ce nouveau dispositif a été créé en réponse à "l'augmentation incessante, ces dernières années, du nombre de graffitis et de graffitis de vandalisme sur le patrimoine historique et artistique situé sur les voies publiques de la ville de Valencia, qui causent des dommages importants et parfois irréparables au patrimoine", comme l'indique José Luis Moreno, conseiller à la culture.
Cependant, il existe des bâtiments de grande valeur qui dépendent d'autres institutions, comme le ministère régional de la culture et l'archevêché. Ces biens culturels doivent être entretenus et conservés par la Generalitat, dans le premier cas, et par l'Église, dans le second. Il existe aussi de nombreux palais et autres bâtiments appartenant à des propriétaires privés qui ont le devoir de les entretenir et de les conserver.
Le gouvernement précédent avait déjà lancé un appel d’offres similaire à hauteur de 300.000 euros par an, qui a été annulé en mai de cette année, et qui prévoyait en plus la création d’un grand plan d'inspection des bâtiments municipaux.
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