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Acheter en Espagne en 2019, vraie fausse bulle immobilière ?

Par J'Achète en Espagne | Publié le 11/04/2019 à 11:46 | Mis à jour le 12/04/2019 à 11:57
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De nombreux économistes se montrent de plus en plus alarmants ; avec la reprise impressionnante de l’immobilier en Espagne, le pays pourrait être en train de répéter le scénario de la « burbuja inmobiliaria», la bulle immobilière, qui en 2008 aura ruiné plus d’un foyer dans la péninsule ibérique.Qu’en penser ? Est-ce le moment de vendre ? Ou justement d’acheter ? 

 

Etat des lieux

2008 : les banques prêtent à outrance, les consommateurs s’endettent, persuadés que les prix ne peuvent pas redescendre, on atteint des pourcentages de financement dépassant largement les montants des biens achetés. Sans crier garde, la bulle éclate et c’est la crise. Les prix des biens sont divisés par deux ou plus, l’Espagne devient une terre d’opportunités immobilières.

« Si aujourd’hui les banques ont réduit leurs financements à 60% du prix d’un bien pour les non-résidents et 80% pour les résidents, c’est d’abord les investisseurs étrangers qui sont responsables de la montée des prix en Espagne » commente Thomas Rouer gérant de l’agence francophone www.jacheteenespagne.com à Valence. « Ils n’ont en général aucun souci pour se financer, quand ils n’achètent pas comptant. La montée des prix en 2019 n’est donc pas comparable à 2008, la source des capitaux à l'origine de cette hausse n’étant pas la même. ». Selon Idealista, Barcelone et Madrid auraient presque rattrapé leurs niveaux d’avant crise. Quant à Mallorque où les prix ont bondi de 41% en seulement 2 ans, la crise ne serait plus qu’un lointain souvenir, battant chaque trimestre un nouveau record. Quelques villes comme Valence, troisième ville d’Espagne, tirent leur épingle du jeu en accusant encore un retard par rapport à 2008, et en ne se positionnant que treizième dans le classement des prix au m2 des villes espagnoles.

 

Des signes néanmoins inquiétants

Selon El Confidencial, Black Stone, un des fonds d‘investissement américains les plus actifs en immobilier espagnol, commencerait à vendre certains des premiers investissements réalisés dans le pays, comme la Socimi Coronaou ou las viviendas de Fidere. La directrice du FMI, Christine Lagarde, a par ailleurs alerté dans son rapport de stabilité financière global face à une montée générale des prix de l’immobilier. Enfin, personne n’est passé à côté de la récente flambée des loyers, avec selon enalquiler.com, un loyer moyen à Madrid en Mars 2019 de 2.003€, contre 1.723€ cinq mois plus tôt (+16%). On notera cependant dans certaines villes comme Valence une légère baisse sur les six derniers mois (-6%).

Alors que faire ?

Personne n’a de boule de cristal, et si une crise était certaine, il ne resterait plus que des vendeurs sur le marché. La prudence est mère de sûreté ; ouvrez les yeux et les oreilles… et en attendant ; carpediem, l’Espagne (dans sa quasi totalité), c’est avant tout 300 jours de soleil par an !

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