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Retour d’expérience – Samantha et son pèlerinage à Shikoku

Par Chloé Levray | Publié le 27/03/2018 à 14:16 | Mis à jour le 28/03/2018 à 13:44
Shikoku pélerinage handicap Japon

Samantha, jeune femme de 28 ans, au Japon depuis septembre dernier avec un Visa Vacances-Travail, s’est lancé le défi d’une grande aventure : partir dans l’hiver, seule, sur les versants des montagnes de Shikoku pour suivre le pèlerinage des 88 temples. Et quelle aventure pour ce petit bout de femme à la volonté de fer, dont le handicap visuel résultant d’une maladie orpheline (l’Aniridie Congénitale) ne lui offre qu’une acuité visuelle de 1/20 ! Dans la vie de tous les jours, Samantha est pleine d’entrain. Passionnée par le Japon, elle fait, en plus, du tir à l’arc handisport et s’est classée troisième aux championnats de France (été et hiver 2017). Elle nous raconte ici son incroyable parcours à Shikoku, long de 1200 kilomètres. 

 


lepetitjournal.com : Cela faisait longtemps que tu avais cette idée ? 

Samantha : Ça fait… presque un an. J’ai découvert le pèlerinage au printemps dernier ; je suis tombée sur un article et je trouvais ça intéressant. Cela semblait une belle aventure, mais un petit peu effrayante aussi. Je me disais « je ne sais pas trop, mais ça me donne envie quand même ».

 

Pourquoi t’es-tu lancée dans ce défi ? Avais-tu des choses à te prouver ? Ou aux autres ? 

C’est les deux, je pense. La première chose vraiment, c’est que je voulais voir de quoi j’étais capable. Etais-je capable physiquement et moralement, de faire quelque chose d’aussi impressionnant que ce pèlerinage ? Et je voulais aussi prouver aux gens, de manière générale, que même une personne pas forcément sportive ou handicapée, non-voyante, pouvait faire plein de choses dans la vie. On peut même faire des choses que l’on croit impossibles, que les gens ne nous croient pas capables de faire. Moi, en tout cas, c’est toujours ce que j’essaie de faire : faire des choses que les gens, (ou moi-même) ne me pensaient pas capable de faire. C’est un défi supplémentaire au quotidien.

 

Shikoku pèlerinage


Est-ce que tu peux nous raconter ton parcours sur l’île ? Comment as-tu planifié cette aventure, sur le plan de l’organisation ? Sur place, comment ça s’est passé ? 

Dans un premier temps j’ai commencé par faire des recherches sur internet grâce notamment à un site qui s’appelle henro.fr. Ce  site, vraiment réservé aux pèlerins, leur donne le nom des temples, explique un peu leur histoire, donne la distance entre les temples, etc. A partir de cette lecture, j’ai commencé à faire un premier planning en prévoyant de faire à peu près 30 kilomètres par jour. Ensuite, j’ai commencé à regarder tout ce qui concernait l’hébergement. De fait, mon planning a forcément un peu changé, car certains coins de Shikoku sont très isolés. J’ai regardé sur des sites comme booking et Airbnb. J’ai aussi fait beaucoup de recherches sur l’histoire des temples. J’ai essayé de mettre en place un planning le plus réaliste possible. Ensuite, quand je suis arrivée sur place, le premier jour, au premier temple, je me suis équipée avec l’ensemble des éléments nécessaires au pèlerin ; notamment le chapeau, le bâton, la veste, le guide… et j’ai commencé le pèlerinage. Il faut savoir aussi que j’ai fait le pèlerinage en hiver. Normalement, ça ne se fait pas trop en hiver ; c’est plutôt au printemps et à l’automne, car ce sont les saisons les plus agréables. Au fur et à mesure, je réservais les hôtels et les minshuku tous les 3-4 jours avec l’aide de mon agence de voyage (Au fil du Japon) qui m’aidait énormément en back-up. La stratégie était de mettre à jour mes objectifs. Je me disais « Bon, eh bien, je vais faire telle distance pour tant de temps, selon la météo, le terrain, les hébergements, etc.»


Après, sur place, il y a eu quelques petits problèmes, notamment à cause de l’hiver, comme des endroits où je ne pouvais pas aller. Certains temples, comme le n°60, étaient situés en altitude et les routes étaient bloquées : ça a été un peu compliqué. Comme c’était un hiver très froid, certains jours, il a fait vraiment très mauvais avec beaucoup de neige, mais j’y suis allée quand même. J’ai eu quelques jours de pluie, même si j’ai eu plus de jours de neige. Personnellement, je préférais marcher sous la neige plutôt que sous la pluie. C’était plus facile. J’ai rencontré un certain nombre de personnes qui faisaient des offrandes. On m’a offert, par exemple, des mandarines, des bonbons, et parfois des choses plus originales (rires). Les gens étaient vraiment gentils. Un jour, lors d’une journée en montagne très enneigée, un couple m’a gentiment fait gagner quelques kilomètres en me prenant en voiture et m’a offert une paire de baskets et un sac rempli de pommes de terre. C’était assez marrant de faire les 20 derniers kilomètres avec mon sac à patates. Et puis, au fur et à mesure je remplissais mon Goshuincho, le livre des sceaux. Le sceau coûte entre 300 et 500 yens, mais l’entrée des temples était gratuite. Souvent, pour les temples bouddhistes, on paye à l’entrée pour pouvoir les visiter, mais, à Shikoku, les temples étaient gratuits. C’était juste la calligraphie qui, elle, est payante. Au final, j’ai réalisé le circuit en 35 jours, c’est-à-dire les 4 préfectures. J’ai fait 85 sur 88 des temples officiels plus trois complémentaires sur les 20 possibles.

 

Shikoku pèlerinage

 


C’était le planning que tu avais prévu ? Est-ce que tu t’attendais à plus ou à moins de 35 jours? 

Non, je m’attendais à plus. J’avais plutôt prévu 40-45 jours maximum. Hélas, j’ai été malade pendant deux jours. C’est pourquoi j’ai finalement pris le bus, ce qui m’a fait gagner entre 100 et 150 kilomètres, soit 3-4 jours de marche en moins. En fin de compte, j’étais dans les temps. Certains jours, je faisais plus de 40 kilomètres et d’autres, je n’en faisais qu’une vingtaine. De ce fait, j’ai respecté à peu près le planning. Sur le chemin également, en plus des temples j’ai visité des châteaux (Ozu, Matsuyama et Inabari). 

 

Dans ce parcours, qu’est-ce qui a été le plus difficile ? Est-ce que tu as eu des moments de doute ? 

Je dirais que les moments les plus durs étaient les jours de pluie. Quand il faut faire 30 kilomètres sous la pluie… La pluie de janvier, c’est une pluie froide. C’était plus difficile les jours de pluie que les jours de montagne. Avant de partir, ce qui me faisait peur, c’était les jours en montagne. J’avais peur de ne pas être capable physiquement de gravir les chemins. Au final c’était dur, mais ça allait. En revanche, les jours de pluie ont été vraiment  plus compliqués. Oui bien sûr, à certains moments, j’étais plus déprimée… J’ai eu un gros coup de déprime vers le jour 25. 

 

A peu près à la moitié de ton défi ? 

Un peu plus, oui. A ce moment-là, je commençais vraiment, vraiment, je pense à fatiguer. J’ai eu un gros coup de déprime, je voulais que ça se finisse. Après, il y a eu des jours où je n’avais pas trop envie d’avancer. Finalement, avec un peu de recul, je pense que je ne me suis pas trop mal débrouillée. J’ai eu moins de difficultés que j’imaginais. C’était dur, fatigant, mais c’était bien (rires). 

 

Shikoku pèlerinage

 


Tu avais tes affaires avec toi, j’imagine ? 

Oui, à la base, j’avais un sac à dos avec notamment toutes mes affaires de rechange, mon ordinateur pour éditer mes vidéos, mais, dès le premier jour, j’ai senti que c’était trop lourd pour moi. Ce sac à dos faisait à peu près 9 kilos, je ne pouvais pas marcher avec un tel sac. Alors, j’ai pris seulement un sac en bandoulière avec le minimum nécessaire pour quelques jours et j’envoyais mon sac à dos en Takkyubin tous les 4 à 5 jours. De fait, tous les 4 ou 5 jours, je récupérais mes affaires, je me changeais, lavais ce qu’il fallait laver, etc. et je renvoyais mon sac pour les 5 jours suivants. C’était une façon de me soulager un peu. Mais ce qui est assez drôle, c’est que Takkyubin est quelque chose de purement japonais. Quand j’en parlais à mes hôtes, (quand j’allais, par exemple, en Minshuku ou en AirBnb) et qu’ils me voyaient arriver avec mon seul petit sac, ils me disaient « Elles sont où vos affaires ? » et  je leur répondais que j’utilisais Takkyubin. Ils trouvaient ce système très intelligent alors qu’en fait, c’est typiquement japonais. Cela m’étonnait qu’ils me disent que j’étais maligne d’agir ainsi, alors que c’est quelque chose de normal ici. 


Pendant ces moments de doute, qu’est-ce qui t’a permis de te remotiver, de passer outre toutes ces difficultés ? Qu’est-ce qui te faisait tenir ? 

Le fait de vouloir aller jusqu’au bout. C’est presque de l’orgueil. Quand je commence quelque chose, je vais jusqu’au bout, je ne lâche jamais. Il n’était pas question que j’abandonne, à aucun moment. Même quand je n’allais pas bien, jamais je ne me suis dit « j’arrête ». J’étais triste, je pleurais, je me disais que c’était difficile, mais à aucun moment je n’ai souhaité laisser tomber. J’étais simplement fatiguée. Souvent, le lendemain des journées de doute, c’était les journées où j’étais la plus efficace. En effet, je m’étais dit : « Non, Samantha, tu ne peux pas rester comme ça. Tu sais que c’est dur, mais tu dois avancer, aller jusqu’au bout et il n’est pas question que tu abandonnes ». Ma  motivation était  de montrer, à moi-même et aux autres, que j’étais capable d’aller jusqu’au bout. Ce qui fait que j’ai tenu, c’est cette surmotivation. Même quand c’était dur. 

 

Le soutien des autres aussi, à travers ton journal de bord sur Facebook, t’encourageait ? 

Oui oui, c’est aussi ça, tout à fait. Tous les jours, j’écrivais un petit résumé de ma journée et beaucoup me disaient que c’était super ce que je faisais. C’était très intéressant d’avoir un tel retour et savoir que les gens étaient là et m’encourageaient, était super important. Et j’ai eu aussi beaucoup d’encouragements via ma chaîne YouTube « Eiyuu Aishiru ». C’est pour cette raison que je ne voulais pas décevoir les gens qui me soutenaient et que je ressentais le besoin d’aller jusqu’au bout, pour leur dire « vous êtes là, vous me soutenez et c’est pourquoi je dois aller jusqu’au bout, pour vous, mais aussi pour moi, parce que je veux me prouver que j’en suis capable, même si je ne vois pas grand-chose. Je veux vous montrer que, si moi j’y arrive, vous aussi, vous pouvez le faire ». 

 

Shikoku pèlerinage

 


Qu’est-ce qui t’a le plus marquée positivement parlant pendant le pèlerinage ? 

Plein de choses. Notamment, bien sûr, les paysages. Quand j’étais en bord de mer, c’était vraiment magnifique. Ce qui m’a beaucoup impressionnée, aussi, c’est qu’à certains moments il faisait vraiment très beau et j’avais presque l’impression d’être… non pas en été, mais on va dire comme au printemps et deux jours après j’étais en montagne sous la neige ! Cette différence, sur une même petite île… On peut vraiment vivre des choses complètement différentes d’un jour à l’autre. De plus, les gens étaient vraiment très très gentils. Ceux que je croisais me soutenaient beaucoup. Ils me disaient que j’étais courageuse de réaliser ce projet. « Vous êtes une femme, en plus il fait froid… ». C’est quelque chose qui m’a beaucoup aidée.


Pour en revenir à ces gens, justement, comment les Japonais ont-ils perçu ta démarche ? 

A Shikoku, les gens ont l’habitude de voir des pèlerins, mais pas forcément des pèlerins étrangers et surtout, il n’y a pas beaucoup de femmes qui font le pèlerinage à pied du début à la fin. Quand je leur disais que j’étais pèlerin à pied, ils me demandaient si je le faisais du début à la fin, ils étaient quand même assez impressionnés. Ils me disaient « waouh ! faire ça à pied du début à la fin en hiver ! ». Les gens étaient vraiment très gentils ; même dans les temples quand je faisais réaliser les calligraphies, souvent on me disait « Oh, c’est vraiment très courageux de le faire ! ». Les gens ont tout fait pour m’aider à avancer. 


A la fin alors, qu’est-ce que tu as ressenti, arrivée au dernier temple ?

(rires) Au dernier temple, il y avait une montée, censée être l’une des plus dures avant la fin. Aux 500 derniers mètres, je me suis mise à courir. Quand j’ai aperçu le toit turquoise du temple, je me suis mise à pleurer. Je me suis mise à courir en pleurant et quand je suis arrivée devant le temple, je me suis arrêtée et j’ai pleuré pendant 15 minutes, 30 minutes… Je ne me suis pas rendu compte du temps qui passait. J’étais super émue. Je réalisais que c’était fini, combien cela avait été difficile de réussir, d’arriver jusqu’au bout, d’avoir donné le maximum. Quand je suis arrivée au dernier temple, c’était vraiment très spécial comme sensation : j’étais heureuse, mais en même temps triste. C’était compliqué ; j’étais émue, heureuse, fatiguée… tout en même temps. 


La pression qui redescendait ? 

Quand j’ai fini de faire réaliser la dernière calligraphie, je me suis assise et mes jambes étaient comme mortes. J’ai eu mal aux jambes tout à coup, parce que c’était la fin et que mon corps a senti que c’était fini. Il s’est dit « c’est bon, je n’avance plus ». C’était impressionnant. Juste avant, je n’avais vraiment aucun problème pour marcher, et dès que j’ai terminé cette calligraphie… le contrecoup du dernier effort ! J’ai eu des courbatures le lendemain dans les jambes alors que je n’en avais quasiment pas eues de tout le parcours. C’était fini et de fait, la pression est redescendue. Mon corps a compris qu’il pouvait se reposer. 


Tu serais prête à retenter l’expérience ? Ou à te lancer un autre défi de ce genre? 

Est-ce que je serais prête à le refaire… Quand j’étais sur place, je me disais « jamais je ne le referai, c’est trop dur, je suis trop fatiguée… ». Maintenant, avec un peu de recul… Je vais y retourner, au moins pour finir les sceaux que je n’ai pas pu faire à cause de la neige. Après… un jour peut-être que je le referai. Avec le recul, je me dis que c’était difficile, mais je m’en suis sortie. C’était largement moins difficile que ce que j’avais imaginé … Après, est-ce que je me lancerai dans quelque chose d’équivalent ? Je ne sais pas trop ce qui existe mais de toute façon… oui, j’ai un esprit qui fait que je veux toujours faire des choses exceptionnelles, je veux tenter des aventures de ce style-là, je veux me prouver à moi-même en fait, que je peux réussir plein de choses. Et de toute façon que ce soit au Japon, en France ou n’importe où, que ce soit au tir à l’arc ou dans une autre activité,  je veux continuer à me prouver de quoi je suis capable et toujours prouver aux gens que l’on peut réussir quand on veut. Que rien ne peut nous en  empêcher. Dans mon cas, ce n’est pas parce que je suis non-voyante que je ne peux pas faire des choses. De toute façon, plus on dira que je ne peux pas faire quelque chose, plus j’aurai envie de le faire. 


Et pour ceux qui voudraient tenter l’expérience, qu’est-ce que tu leur dirais ? 

La première chose, je dirais de regarder ma vidéo de présentation du pèlerinage sur ma chaîne pour une première présentation générale. Je leur dirais de bien choisir leur saison, parce que l’hiver, c’est bien, mais certains temples ne sont pas accessibles. Ensuite peut-être… de contacter… une agence comme dans mon cas « Au fil du Japon », par exemple, pour avoir un soutien ne serait-ce qu’au niveau du logement parce qu’il y a des endroits difficilement accessibles avec peu de lieux pour dormir. De toute façon, c’est mieux d’avoir un back-up derrière pour nous aider, nous soutenir. On a déjà beaucoup de difficultés pour le parcours, alors en plus stresser pour le logement... Et je dirais aussi qu’il ne faut pas s’inquiéter du fait qu’on soit ou pas sportif. Je ne suis pas forcément sportive, mais ce n’est pas pour ça que je n’ai pas réussi. Il faut juste avoir la motivation, tout se passe dans la tête. Il faut avoir un mental qui nous donne envie d’aller jusqu’au bout. Ou alors le faire par étapes. Se dire « cette fois-ci je vais faire la première préfecture ou la deuxième préfecture… » ; choisir comment on veut le faire.  On peut le faire de la manière qu’on veut. Qu’on le fasse à pied, en bus, c’est la même chose. Ce qui compte c’est de le faire. De profiter et de le faire à fond.


Tu dirais que tu ressors de cette expérience plus forte, plus apaisée ? 

Oui, parce que, quand on marche tous les jours plusieurs dizaines de kilomètres, on réfléchit beaucoup. On n’a pas forcément quelqu’un à qui parler, alors on réfléchit beaucoup sur soi-même, sur sa vie, ce qu’on veut faire… En ce qui me concerne, cette réflexion m’a permis de faire un point sur ma vie, de penser à ce que je voulais faire, à ce que je ne voulais pas faire. Cela m’a permis d’évoluer et de me dire que je suis capable de faire ce genre de choses. 


L’expérience de Samantha est une leçon d’humanité, inspirante et pleine d’humilité, elle prouve encore qu’il faut croire en soi, en ses capacités et avoir l’envie de poursuivre ses rêves jusqu’au bout. Elle est à retrouver, récit jour par jour sur sa chaîne Youtube : Eiyuu Aishiru. Vous aussi, tentez le défi de Shikoku ! 

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Chloé Levray

Chloé Levray

Etudiante à Sciences Po Lille, je réalise actuellement ma troisième année de mobilité internationale au Japon et écris à mes heures perdues, passionnée par les mots.
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