Les Jeux asiatiques au Japon : vous connaissez ? À Aichi-Nagoya, plus de 11 000 athlètes s’affrontent dans 43 sports. Mais l’événement fait aussi parler de lui pour une étonnante affaire impliquant deux membres de la délégation nord-coréenne.


Méconnus en France, les Jeux asiatiques sont pourtant l’un des grands rendez-vous sportifs internationaux. Organisés cette année dans la préfecture d’Aichi autour de Nagoya, ils réunissent plus de 11 000 athlètes venus de 45 pays et territoires. Et cette édition fait aussi parler d’elle pour une étonnante affaire impliquant la délégation nord-coréenne.
Les « JO de l’Asie » à Nagoya
Depuis le 19 septembre et jusqu’au 4 octobre 2026, le Japon accueille la 20e édition des Jeux asiatiques, organisés tous les quatre ans. Le programme compte 43 sports, de l’athlétisme à la natation, en passant par le judo, la gymnastique, l’escrime, le tennis, le cyclisme, le football ou encore le golf.
Mais les Jeux asiatiques font aussi la part belle à des disciplines moins connues en Europe : kabaddi (sport collectif très populaire en Inde), sepaktakraw (étonnant mélange de volley-ball et d’acrobaties au pied), wushu (art martial chinois), teqball (football et tennis de table combiné !). Le Japon accueille ces Jeux pour la troisième fois, après Tokyo en 1958 et Hiroshima en 1994.
Une délégation nord-coréenne très surveillée
Parmi les délégations présentes, celle de la Corée du Nord attire particulièrement l’attention. Pyongyang a envoyé environ 180 sportifs et responsables. Il s’agit de la première présence d’une délégation nord-coréenne à une grande compétition internationale au Japon depuis 41 ans.

Cette participation est d’autant plus exceptionnelle que le Japon interdit normalement l’entrée de ressortissants nord-coréens dans le cadre de ses sanctions contre Pyongyang. Une exception a été accordée pour permettre leur participation aux Jeux.
Deux membres de la délégation envisageraient l’asile au Japon
C’est dans ce contexte qu’une information spectaculaire est apparue cette semaine. Selon le magazine sud-coréen Monthly Chosun, deux membres de la délégation auraient exprimé leur intention de ne pas rentrer en Corée du Nord et d’envisager une demande d’asile au Japon.
Leur identité et leur fonction n’ont pas été révélées. Surtout, aucune demande d’asile formelle n’a pour l’instant été confirmée. L’information, reprise par Reuters, reste donc à ce stade non vérifiée indépendamment.
Quand les Jeux deviennent une porte de sortie - L’histoire olympique compte plusieurs précédents. En 1956, après l’invasion soviétique de la Hongrie, plus de 40 sportifs hongrois présents aux Jeux de Melbourne décidèrent de ne pas rentrer dans leur pays. À Atlanta en 1996, l’haltérophile irakien Raed Ahmed, porte-drapeau de sa délégation, quitta les Jeux et demanda l’asile aux États-Unis. À Londres en 2012, sept sportifs camerounais disparurent pendant la compétition ; plusieurs auraient ensuite cherché à rester au Royaume-Uni. Les Jeux et autres grandes compétitions internationales peuvent ainsi constituer, pour certains sportifs, une occasion exceptionnelle de se retrouver à l’étranger et de chercher à y rester.
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