Sur une île paisible de 340 habitants, le Nouvel An thaïlandais se vit en petit comité mais avec une ferveur intacte.


Koh Mak, petite île de la province de Trat, est réputée pour son calme et ses routes quasi vides, loin de l’agitation des grandes villes. Pourtant, même dans ce décor tranquille, Songkran s’impose. Chaque année à la mi-avril, la Thaïlande célèbre son Nouvel An traditionnel par des jets d’eau, des rires partagés et des souhaits de bonne fortune. Ici, la fête prend une forme plus intime mais reste profondément ancrée dans la culture locale.
Routes désertes, seaux pleins
Du 13 au 15 avril 2026, à Koh Mak, comme chaque année, les habitants se sont installés au bord des pistes, armés de seaux et de pistolets à eau. Les rares scooters qui circulent deviennent les cibles privilégiées, chaque passage déclenche des rires et crée des liens. La scène contraste avec Bangkok ou Chiang Mai, où des millions de fêtards transforment les rues en batailles aquatiques.
Une tradition qui ne s’oublie pas
Sur l’île, la fête rassemble quelques familles et des enfants qui guettent les passants. Outre l’eau, symbole de purification et de chance pour l’année à venir, circule aussi comme partout dans le pays une pâte blanche faite de talc ou de craie bénite, appliquée sur le visage en signe de protection, de chance et de convivialité. Même réduite à une poignée de participants, la célébration conserve toute sa force. Le petit nombre de fêtards et le caractère résolument local, loin de toute dimension touristique, renforcent l’intensité des instants partagés : chaque éclaboussure devient un moment rare, chaque sourire prend une valeur décuplée.
L’esprit de communauté
Dans le silence de l’île, chaque rire résonne plus fort. La fête unit les habitants et surprend les visiteurs, qui découvrent une ferveur inattendue au cœur d’un lieu tranquille. À Koh Mak, Songkran n’a pas l’ampleur des grandes villes mais conserve son authenticité.












