Les autorités de Chiang Mai se sont associées à des universités, des entreprises et des organisations de la société civile pour développer des entreprises sociales locales qui luttent contre la pollution.


C’est une sorte d’aveu d’impuissance mais aussi de volonté de régler enfin le problème. Chiang Mai, dans le nord de la Thaïlande, est tristement connue pour sa vulnérabilité à la pollution atmosphérique aux particules ultra-fines PM2,5, lorsqu’arrive la saison printanière des brûlis agricoles. La situation en fait certaines années, pendant quelques semaines, la ville la plus polluée du monde.
Proposer des solutions plus durables
Le gouverneur de Chiang Mai, Thossaphon Phuean-udom, a reconnu que les efforts précédents pour s'attaquer au problème, en particulier la gestion des déchets agricoles dans les zones montagneuses, étaient axés sur des activités sociales ou une aide gouvernementale qui « n'ont guère incité les agriculteurs à cesser de brûler les résidus agricoles ». Il a poursuivi en expliquant que les entreprises sociales et les organisations à vocation sociale et environnementale, associées à une nouvelle structure de travail, pourraient proposer des solutions plus durables au problème en intégrant la gestion des déchets à un modèle économique viable. Chiang Mai envisage également la création d'un laboratoire d'innovation gouvernemental où de nouvelles approches pourront être testées, les obstacles réglementaires levés et la recherche universitaire appliquée aux problématiques locales, a précisé le gouverneur.
Rassembler tous les partenaires
Ce projet a reçu l'aval et le soutien du Réseau des entreprises sociales du Nord, piloté par l'Université de Chiang Mai, l'Université de technologie Rajamangala Lanna, l'Université Maejo et l'Université Rajabhat de Chiang Mai.
Ce réseau vise à rassembler les organismes gouvernementaux, les entreprises, les universitaires et les communautés locales afin d'aider les entreprises sociales à se développer et à trouver des marchés et des financements. Akkarapon Leelajindamai, directeur du Bureau de la promotion des entreprises sociales, a précisé que Chiang Mai compte à ce jour 17 entreprises de ce type.
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