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En Thaïlande, Chiang Mai disparaît dans la pollution

Ce vendredi 6 mars 2026 a marqué une entrée perceptible dans la saison de la pollution. Une perception visuelle plus que respiratoire, pour l’instant. Une partie du décor verdoyant a disparu dans la brume.

Chiang Mai polluée Chiang Mai polluée
Écrit par Baptiste PICOT
Publié le 6 mars 2026


 

À Chiang Mai, les montagnes font normalement partie du décor, entourant la ville et se dessinant clairement à l’horizon. Mais certains jours, elles disparaissent presque entièrement derrière une brume grise. Chaque année, à la fin de la saison sèche, un mélange de fumées d’incendies de forêt, de brûlis agricoles et de forte pollution urbaine dégrade la qualité de l’air en Thaïlande. Piégées dans la vallée entourée de montagnes, les particules fines s’accumulent dans l’atmosphère et réduisent fortement la visibilité à Chiang Mai.

Quand la qualité de l’air est bonne, les montagnes qui entourent Chiang Mai apparaissent clairement depuis la ville et les grandes routes. Les reliefs du massif du Doi Suthep dominent l’horizon et rappellent que la ville est installée au cœur d’une vallée montagneuse. Dans ces conditions, la visibilité peut atteindre plusieurs dizaines de kilomètres et le paysage reste parfaitement visible.

Entre février et avril, la qualité de l’air se dégrade régulièrement dans le nord de la Thaïlande. Cette période correspond à la fin de la saison sèche, lorsque les masses d’air stagnent et que les pluies sont encore rares pour nettoyer l’atmosphère. Les particules fines issues des brûlis agricoles, des feux de forêt et de la circulation restent alors piégées dans la vallée de Chiang Mai, entourée de montagnes. Ce phénomène d’accumulation atmosphérique entraîne une hausse rapide de l’indice de qualité de l’air (AQI), qui peut dépasser 150, un niveau considéré comme mauvais pour la santé.

 

Sur la superhighway road, où est la montagne ?

 

Superhighway brume’Chiang Mai

 

Depuis cette artère centrale, les montagnes verdoyantes devraient normalement être visibles au loin, avec au centre du tableau, le Wat Phrathat Doi Suthep. Mais lors des épisodes de pollution, elles disparaissent presque totalement derrière un voile gris, jaune ou blanc, qui ne permet plus de localiser le soleil. Selon les données du site spécialisé IQAir, la concentration de particules fines PM2.5 peut dépasser 150 microgrammes par mètre cube à Chiang Mai. À titre de comparaison, la limite journalière recommandée par l’Organisation mondiale de la santé est fixée à 15 µg/m³, soit dix fois moins.

 

Depuis le Wat Phrathat Doi Suthep

 

Chiang Mai depuis Doi Suthep

 

Même en altitude, la pollution reste visible. Depuis les hauteurs qui dominent Chiang Mai, une couche de brume flotte dans l’atmosphère en se confondant avec le ciel et masquant la ville, quelques kilomètres en contrebas.

La saison 2026 sera-t-elle catastrophique, à l’image de 2024, ou relativement vivable et respirable, comme ce fut le cas en 2025 ? Il est encore un peu tôt pour le dire et tout dépendra des vents et des pluies,

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