Usurpation d’identité, comportements suspects, faux chauffeurs… Face à la multiplication des incidents signalés, les autorités thaïlandaises souhaitent renforcer les contrôles dans le secteur des VTC.


Très populaires auprès des habitants comme des touristes, les plateformes de transport en scooter ou en voiture, telles que Bolt ou Grab - souvent présentée comme l’équivalent d’Uber en Thaïlande -, comptent environ 30.000 véhicules enregistrés dans le pays. Toutefois, depuis plusieurs mois, les autorités constatent une recrudescence des arnaques impliquant de faux chauffeurs opérant en dehors de tout cadre réglementaire.
Renforcement des contrôles face à la montée des incidents
Pour remédier à cette situation, le ministère de l’Économie et de la Société numériques (DES) prévoit de revoir l’ensemble de la législation en vigueur afin de renforcer les sanctions à l’encontre des contrevenants. L’alerte a notamment été déclenchée après la diffusion, sur Facebook, d’images montrant une passagère quittant précipitamment son véhicule après le comportement jugé suspect de son chauffeur.
Face à ces incidents, les autorités, et en particulier la Royal Thai Police, souhaitent durcir les critères de sélection et de contrôle des chauffeurs opérant sur les plateformes de VTC.
Bolt n’est pas un cas isolé
Également présent en France, le service de VTC Bolt connaît une forte implantation en Thaïlande, où il est largement utilisé par les habitants et les touristes.
Cependant, la plateforme fait face à plusieurs difficultés, notamment en raison d’un nombre croissant de plaintes visant certains chauffeurs. Selon le Département des transports terrestres (DLT), environ 6.700 réclamations liées aux services de VTC ont été enregistrées entre 2022 et aujourd’hui, dont près d’un tiers concernerait Bolt.
L’entreprise est actuellement engagée dans le renouvellement de sa licence d’exploitation auprès du DLT, dont l’échéance est prévue à la mi-mai. Dans ce cadre, elle doit transmettre plusieurs documents et détailler les mesures de sécurité renforcées mises en place pour ses utilisateurs. L'entreprise a suspendu environ 40.000 chauffeurs par le passé pour non-respect de la réglementation.
Une fois l’ensemble des éléments validés par les autorités, la plateforme pourra poursuivre ses activités sur les routes thaïlandaises.
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