Entre les vols bloqués par le conflit en Iran, le Grand Prix de Buriram et la marée noire à Phuket, la Thaïlande occupe la presse francophone cette semaine.


Des voyageurs bloqués par le conflit au Moyen-Orient
Ce sujet s’impose aujourd’hui comme l’une des préoccupations majeures de la presse française et francophone, nourrissant une inquiétude croissante chez les voyageurs et leurs proches : les frappes militaires en Iran bouleversent profondément le trafic aérien entre l’Europe et l’Asie et plongent des milliers de passagers dans l’incertitude.
Le Figaro rapporte que près de 23% des vols vers le Moyen-Orient ont été annulés, impactant directement les passagers en provenance ou à destination de la Thaïlande.
Le journal cite le témoignage d'Étienne, bloqué lors de son escale retour :
« C’est là qu’on a découvert l’actualité, et donc le pourquoi. Sur place, c’est la « grosse pagaille », le stress n’aidant pas. Sa femme et lui se posent des questions : faut-il sortir de l’aéroport ? Quitter la zone internationale ? Accepter de repartir vers la Thaïlande ? »
Face aux annulations, certains passagers ont choisi de retourner temporairement en Thaïlande, la compagnie ne couvrant que le billet d’avion pour ce nouveau trajet. « Les gens sont repartis en Thaïlande pour une semaine, la compagnie prenant à sa charge uniquement le billet d’avion », explique le jeune marié. Pour sa part, le couple décline cette option. « Le prochain vol pour Paris n’est prévu que pour le mardi 3 mars », indique-t-il, se disant à la fois « patient face à la situation » mais aussi « agacé » par la compagnie, « la fatigue n’aidant pas ». « Je serais rassuré quand l’avion décollera », explique Étienne.
À Phuket, 35 touristes belges se sont retrouvés sans solution après l'annulation de leur vol Emirates. Selon L'Avenir : « Pas de nourriture, pas de prise en charge, aucune solution concrète. On nous a simplement dit de scanner un QR code. On s'est senti abandonné. » L'inquiétude grandit pour le retour : « Nous ne savons pas quand ni comment nous allons rentrer. Des personnes âgées tombent à court des médicaments qu'elles prennent quotidiennement. »
MotoGP : victoire d'Aprilia et déception pour les pilotes français

Le premier Grand Prix de la saison 2026 s'est tenu ce dimanche sur le circuit de Buriram dans des conditions extrêmes. Selon L’Équipe, l'Italien Marco Bezzecchi (Aprilia) a dominé l'épreuve de bout en bout : « Bezzecchi a survolé ce dimanche le premier Grand Prix de la saison [...] s'imposant avec près de six secondes d'avance sur Pedro Acosta et Raul Fernandez. Marc Marquez a abandonné après une crevaison au 21e tour. »
Le quotidien sportif souligne que la chaleur a été un facteur déterminant : « Sur une piste à près de soixante degrés, les 26 tours ont été très éprouvants physiquement pour les pilotes ». Cette course marque également un tournant historique avec la fin de la domination de Ducati sur le podium : « La série de 88 courses avec au moins une Ducati sur le podium a pris fin ce dimanche. »
Pour les supporters français, le résultat est décevant. Johann Zarco et Fabio Quartararo n'ont pas réussi à intégrer le haut du classement : « Ni Johann Zarco (11ème), ni Fabio Quartararo (14ème) n'ont réussi à se battre pour entrer dans le top 10. »
Une marée noire souille les plages de Phuket

On vous en parlait début février. Aujourd’hui, la situation écologique s'aggrave dans le sud de l’île de Phuket. Le naufrage du cargo Sealloyd Arc survenu le 7 février provoque une pollution majeure. Le Journal de Montréal relaie les propos du député local Chalermpong Saengdee : « Les résidus coagulés ont commencé à s’échouer sur la plage de Ya Nui, ainsi que sur quelques petites îles tout au sud de la province de Phuket. Le pétrole a aussi souillé la plage Banana Beach de la petite île de Ko He, une destination prisée des touristes. »
Le député s'alarme de la persistance de la pollution : « C’est très inquiétant, car l’incident s’est produit il y a deux semaines, mais la situation ne s’améliore pas et cela représente une menace pour la vie marine et les récifs côtiers. » La marine thaïlandaise utilise des dispersants, mais l'épave, située à 60 mètres de fond, continue de poser problème.
Tourisme : Krabi, l'alternative jugée plus authentique

Face aux difficultés actuelles rencontrées à Phuket et à la surpopulation touristique de l’île, le quotidien québécois met en lumière la province de Krabi. Marie-Ève Blanchard y décrit une région « moins trépidante que Phuket, au visage plus authentique, décontracté et sauvage ».
Elle met en avant des sites comme la péninsule de Railay : « Accessible uniquement par la mer, on y débarque souvent les pieds dans l’eau. Cette péninsule ceinturée de falaises est un paradis pour les grimpeurs et les amateurs de plages spectaculaires. »
Concernant le site de Maya Bay, l'article se montre réservé : « Le site reste spectaculaire, mais l’expérience peut sembler trop encadrée et très fréquentée selon la saison. [...] Personnellement, l’affluence me ferait privilégier d’autres options comme Koh Lanta, plus calme et familiale », conclut-elle.












