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En Thaïlande, l'opposition sort le chronomètre

Quatre-vingt-dix jours après sa prise de fonction, le président de la Chambre des représentants thaïlandaise fait l’objet d’un rapport d’étape de la part du Parti du Peuple. L'opposition ne l’épargne pas.

Sophon Sarah, président de la Chambre des représentants de Thaïlande Sophon Sarah, président de la Chambre des représentants de Thaïlande
Sophon Sarah, président de la Chambre des représentants de Thaïlande


 

Mardi 10 juin 2026, Bhuntin Noumjerm, député du Parti du peuple (PP) pour Bangkok, a rendu public son bilan des 90 premiers jours de Sophon Saram à la présidence de la Chambre des représentants. Le verdict est peu flatteur : des textes de loi qui s'accumulent sans être examinés et un président plus à l'aise dans les cérémonies que dans les travaux législatifs. Bhuntin Noumjerm a notamment noté que Sophon Saram avait surtout organisé des levers de drapeau pour les fonctionnaires et des corvées de nettoyage du complexe parlementaire.

 

Objectif, vraiment ?

 

Sophon Saram est un poids lourd de Bhumjaithai, le parti du Premier ministre Anutin Charnvirakul, au nom duquel il représente depuis 2001 la province de Buriram, fief historique du mouvement. Bhuntin Noumjerm lui reproche de ne pas avoir su laisser ses habits partisans au vestiaire une fois installé à un poste censé être neutre.

90 jours restent un délai bien court pour réellement juger une action. Le Parti du peuple, bloqué hors du pouvoir malgré ses bons scores électoraux, distribue les mauvaises notes avec une certaine aisance. La question de savoir s'il ferait mieux n'est, pour l'heure, pas à l'ordre du jour.

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