Un comité national a été mis en place pour accélérer la candidature de la Thaïlande dont l’objectif est d’intégrer l’OCDE d’ici à 2028.


Présidé par le premier ministre Anutin Charnvirakul, ce comité national va permettre d’accélérer la candidature de la Thaïlande à l’OCDE et de mettre encore plus en avant le pays. D’après le porte-parole du gouvernement thaïlandais, la candidature est bien avancée concernant une future adhésion à l'Organisation de coopération et de développement économiques.
Pourquoi intégrer l’OCDE ?
Pour rappel, l’OCDE est une organisation internationale qui regroupe une majorité de pays développés Souvent appelée le « club des pays riches », elle a pour mission principale de concevoir des politiques publiques visant à favoriser la croissance, l'emploi et le bien-être économique et social.
L’intégration à l’OCDE représente un enjeu stratégique majeur pour le gouvernement, qui souhaite renforcer la crédibilité économique et institutionnelle du pays sur la scène internationale.
En rejoignant cette organisation, les autorités espèrent attirer davantage d’investissements étrangers, améliorer la compétitivité nationale et accélérer les réformes dans plusieurs secteurs clés, notamment la gouvernance publique, la fiscalité, l’éducation, l’innovation et la transition écologique.
Un processus d’adhésion long et exigeant
L’adhésion permettrait également au pays de participer plus activement à l’élaboration des standards internationaux en matière économique et sociale. Pour Bangkok, il s’agit aussi d’un signal politique fort destiné à démontrer sa volonté de se rapprocher des économies les plus avancées et de moderniser son administration afin de répondre aux exigences internationales en matière de transparence et de développement durable.
Le gouvernement estime enfin que cette démarche pourrait offrir de nouvelles opportunités commerciales aux entreprises nationales et renforcer la confiance des partenaires étrangers. Toutefois, le processus d’adhésion à l’OCDE reste long et exigeant, nécessitant de nombreuses réformes structurelles ainsi qu’une évaluation approfondie des politiques publiques du pays par les membres de l’organisation.
De nombreuses personnalités au soutien
Afin de soutenir activement ce comité national, trois vice-Premiers ministres ont été désignés vice-présidents du comité : Ekniti Nitithanprapas, Sihasak Phuangketkeow et Pakorn Nilprapunt. Cette instance réunira également les principaux responsables des secteurs du budget, de l’administration publique, de l’économie, des affaires étrangères et de la justice.
Parmi les membres figurent notamment le directeur du Bureau du budget, le secrétaire général du Bureau de la Commission du développement du secteur public, le président de la Commission permanente mixte du commerce, de l’industrie et des banques, le secrétaire général du Conseil national de développement économique et social, le secrétaire permanent du ministère des Affaires étrangères, le secrétaire général du Conseil d’État ainsi que le directeur général du Département des affaires économiques internationales.
La Thaïlande, premier pays d’Asie du Sud-Est
Si plusieurs pays de la région, comme la Malaisie et le Vietnam, se développent activement, la Thaïlande pourrait devenir le premier État membre de l’ASEAN à intégrer l’OCDE. À ce jour, aucun pays de l’organisation régionale ne fait encore partie de cette institution. En Asie, seuls le Japon et la Corée du Sud sont actuellement membres de l’OCDE.
Une éventuelle adhésion de la Thaïlande constituerait ainsi une avancée majeure pour l’ASEAN, renforçant la visibilité et la crédibilité économique de la région sur la scène internationale.










