En avril, l'indice Ipsos place la Thaïlande dernière du classement mondial sur 30 pays. Guerre au Moyen-Orient, emploi, corruption, les raisons ne manquent pas.


En un mois, la Thaïlande a dégringolé plus vite que n'importe quel autre pays du baromètre Ipsos. Pas une économie en crise ouverte, pas un pays en guerre mais un royaume qui regardait encore Songkran remplir ses hôtels il y a trois semaines.
Guerre, carburant, corruption
L'indice national a perdu 10,9 points en un mois pour tomber à 45,5, du jamais-vu depuis le lancement du baromètre, à l'exception du choc Covid d'avril 2020. En France, sur la même période, l'indice a reculé de 3,9 points.
Les raisons s'accumulent plutôt qu'elles ne s'expliquent. Le conflit américano-iranien fait monter les prix de l'énergie et alourdit les coûts du quotidien. Les engrais iraniens se raréfient, les agriculteurs trinquent. Le marché de l'emploi se grippe : l'indice d'emploi courant de l'Université de la Chambre de commerce thaïlandaise (UTCC) atteint son plus bas en 40 mois. Et 49% des Thaïlandais citent la corruption comme leur première préoccupation, devant l'inflation et la pauvreté.
En avril, 56% des Thaïlandais estiment que le pays va dans la mauvaise direction, 15 points de plus qu'en mars.
200 milliards de bahts en attente
Le gouvernement mise sur son programme « Thai Chuay Thai Plus », auquel les inscriptions doivent ouvrir fin mai pour une injection de 200 milliards de bahts sur quatre mois. Les économistes tablent sur une reprise visible au mieux en fin d'année, si le conflit au Moyen-Orient ne s'éternise pas.
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