La mise en mouvement du porte-avions Charles de Gaulle et les déclarations d’Emmanuel Macron ont fait mardi 10 mars 2026 la Une du Bangkok Post. Résumé.


En Thaïlande aussi, la guerre qui secoue le Moyen-Orient fait régulièrement la Une de la presse. Ce mardi 10 mars 2026, avec l’approche du porte-avions Charles de Gaulle, la sortie et la prise de parole d'Emmanuel Macron sur la scène géopolitique, le Bangkok Post se concentre sur la France et sur son implication dans le conflit qui bloque le détroit d'Ormuz, verrou maritime par lequel transite en temps normal un cinquième du pétrole transporté par bateaux dans le monde. Le Bangkok Post choisi de mettre en avant le rôle joué par la France dans la gestion de la crise internationale. Pour la Thaïlande, sérieusement dépendante des énergies importées, toute perturbation a des conséquences directes. Ce mardi, la première page du quotidien thaïlandais s'articule autour de trois axes : le déploiement du porte-avions Charles de Gaulle, la prise de parole publique d'Emmanuel Macron et la contribution française à l'opération Aspides de l'Union européenne. Elle dessine une France volontariste sur la scène internationale, décidée à peser dans un conflit qui menace directement la stabilité des routes commerciales mondiales.
Le Charles de Gaulle, symbole de puissance en mouvement
Au cœur de ce regard porté sur l’action de la France figure le porte-avions Charles de Gaulle. Le navire amiral de la marine nationale française est présenté comme un élément clé d'une mission défensive destinée à rouvrir progressivement le détroit d'Ormuz, paralysé par l'escalade militaire régionale. Emmanuel Macron a lui-même confirmé que le bâtiment, actuellement déployé en Méditerranée, pourrait être engagé dans la zone pour escorter des pétroliers et des porte-conteneurs lorsque « la phase la plus chaude » du conflit sera passée. Le Bangkok Post replace ce déploiement dans son contexte : la France a progressivement renforcé sa présence militaire en Méditerranée orientale avant d'envisager une projection vers le Golfe persique. Même si les contours précis de la mission restent à définir, le Charles de Gaulle est présenté comme un outil potentiel pour escorter les convois commerciaux dans une zone sous haute tension.
Macron sur le devant de la scène
Le Bangkok Post s’attarde aussi sur la prise de parole d’Emmanuel Macron.

Le président français y est cité pour avoir esquissé une architecture de sécurité maritime réunissant des états européens et non européens, avec un objectif clair : garantir la libre circulation de l’énergie et du commerce international. L’initiative s’inscrit dans le prolongement de l’opération Aspides de l’Union européenne, déjà dotée de frégates françaises, et dont le périmètre pourrait désormais s’étendre jusqu’au détroit d’Ormuz et à la mer Rouge.
Un conflit aux répercussions planétaires
Au-delà de la France, le Bangkok Post documente l'ampleur des perturbations engendrées par le conflit. Près de mille navires évoluant au Moyen-Orient auraient perdu leurs capacités de navigation GPS, victimes de brouillages et d'opérations de spoofing (technique consistant à envoyer de faux signaux pour tromper les systèmes de localisation et afficher des positions erronées sur les systèmes AIS des navires). Selon des analystes maritimes, la moitié des bâtiments circulant près des Émirats arabes unis et d'Oman seraient dans l'incapacité de déterminer leur position, une situation qui place la France et ses alliés face à une urgence technique et stratégique, dans une région où chaque heure d'immobilisation des flux commerciaux se traduit en milliards de dollars perdus pour l'économie mondiale.












